La Maison Blanche en crise après de nouvelles révélations dans l'affaire russe
Washington était secouée, mercredi 15 février, par de nouvelles révélations sur des contacts répétés entre des proches de Donald Trump et le renseignement russe l'an dernier, accentuant la pression politique sur le président américain, qui a dénoncé un autre "scandale": les fuites dans la presse.
"Le vrai scandale est que des informations classifiées soient distribuées illégalement par le 'renseignement' comme des bonbons. Très anti-américain!", a dénoncé Donald Trump sur Twitter.
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 15 février 2017
Dans un autre message, il a pointé du doigt le FBI et la NSA, le service d'écoutes, comme les sources éventuelles du New York Times et du Washington Post.
Le quotidien new-yorkais a révélé, citant quatre responsables ou ex-responsables américains, que les services étaient en possession de relevés et d'écoutes téléphoniques entre des membres de l'équipe de campagne du candidat républicain, non identifiés sauf un, l'ancien directeur de campagne Paul Manafort, et de hauts responsables du renseignement russe.
Le contenu des conversations reste à ce stade un mystère pour le grand public mais ne révèle pas de coopération, selon les sources du journal. Paul Manafort a démenti avoir "jamais parlé en connaissance de cause à des agents du renseignement", soulignant que les espions ne portaient pas de badge. Le Kremlin, de son côté, a dénoncé une "intox".
L'enquête du FBI était née du piratage du parti démocrate en 2015 et 2016, attribué aux Russes par Washington. Les Américains se sont aperçus que des personnes de l'orbite Trump communiquaient régulièrement avec des personnages proches du Kremlin.
Les écoutes similaires de l'ambassadeur russe à Washington, Sergey Kislyak, ont également révélé que l'homme choisi par le président élu pour diriger le conseil de sécurité nationale, Michael Flynn, lui, avait parlé des sanctions américaines imposées le 29 décembre dernier par Barack Obama, laissant entendre qu'elles pourraient être suspendues quand M. Trump arriverait à la Maison Blanche. Après avoir nié, le conseiller a été poussé à la démission lundi 13 février au soir.
En janvier, l'administration sortante a publiquement accusé le gouvernement russe d'avoir fomenté le piratage du parti démocrate, et notamment d'un très proche conseiller de Hillary Clinton, dans le but de l'empêcher d'être élue à la Maison Blanche.
L'opposition démocrate évoque désormais ouvertement le scénario d'une collusion entre Moscou et le candidat Trump, qui a régulièrement exprimé son admiration pour Vladimir Poutine, et louait encore "l'intelligence" du dirigeant russe en décembre.
(Avec AFP)
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