Revers pour Trump avec le départ de son conseiller à la sécurité
Michael Flynn a tenu quatre jours. Le conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump a démissionné lundi 13 février, moins de 96 heures après des révélations de presse sur ses contacts inappropriés avec la Russie alors que Barack Obama était encore en fonctions.
"C'est une affaire intérieure aux Etats-Unis. Ce ne sont pas nos affaires", a réagi mardi 14 février le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Des responsables politiques russes ont estimé que cette démission portait un coup dur aux relations russo-américaines.
Dans sa lettre de démission, Michael Flynn a reconnu avoir "par inadvertance trompé le vice-président élu (Mike Pence) et d'autres personnes avec des informations incomplètes sur (ses) discussions téléphoniques avec l'ambassadeur de Russie".
La Maison Blanche a indiqué lundi soir que le président avait accepté cette démission, qui constitue moins d'un mois après l'arrivée au pouvoir de Donald Trump un sérieux revers et une première aussi tôt dans une présidence américaine.
Concrètement, au moment même où l'administration Obama ordonnait fin décembre des sanctions contre la Russie pour son ingérence présumée dans les élections américaines, Michael Flynn assurait, lui, à l'ambassadeur de Russie à Washington Sergey Kislyak que le président élu Donald Trump serait beaucoup moins sévère.
Selon les quotidiens Washington Post et New York Times, à l'origine vendredi 10 février des révélations, de telles discussions étaient potentiellement illégales. Toujours selon la presse américaine lundi, le ministère de la Justice américain a averti la Maison Blanche que cette erreur de Michael Flynn pourrait le rendre vulnérable à une tentative de chantage russe.
Le général à la retraite Joseph Kellogg, un ancien responsable à l'état-major interarmées, a été aussitôt désigné par la Maison Blanche pour assurer l'intérim à ce poste stratégique de conseiller à la sécurité auprès du président.
Parmi les successeurs possibles cités dans les médias figure en tête le vice-amiral Robert Harward, ancien commandant adjoint du commandement militaire central, outre M. Kellogg ou le général David Petraeus.
(Avec AFP)
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