Machinisme agricole: Les professionnels évoquent “la pire année depuis 10 ans“
L’Association marocaine des importateurs de matériel agricole (AMIMA) prend l’opinion à témoin: selon elle, il y a une chute phénoménale et préoccupante des ventes de tracteur neuf, ce qui “menace la mécanisation du Maroc“.
“Le secteur du machinisme agricole a connu sa pire année depuis plus d’une décennie,“ écrit l’Association marocaine des importateurs de matériel agricole (AMIMA) dans un communiqué diffusé ce lundi 30 janvier.
Le marché des tracteurs neufs a enregistré en 2016 une baisse de 35% par rapport à 2015 pour s’établir à 1.934 unités, selon l’association.
Elle attire l’attention “sur les conséquences de cette chute phénoménale des ventes de tracteur neuf sur le développement de la mécanisation agricole dans notre pays et sur la compétitivité, la rentabilité et la capacité d'investissement des petits agriculteurs qui représentent l'essentiel de l'agriculture marocaine“.
“Les baisses s’enchaînent depuis plusieurs années et impactent négativement le développement de la mécanisation au Maroc“, ce qui “entrave la poursuite des objectifs du Plan Maroc Vert“.
L’association souhaite en réalité maintenir les subventions étatiques à leur niveau, voire les augmenter. L’Etat avait instauré en 2009, des primes puis des subventions à l’achat de matériel agricole.
L’association recommande de suivre l’exemple turc: “Grâce au programme de subventions dans le domaine agricole initié par l’Etat depuis 1950, la production agricole en Turquie a beaucoup augmenté grâce, entre autres, à la mécanisation“, écrit-elle dans son plaidoyer.
En dépit des actions mises en œuvre de toutes les parties prenantes pour développer le secteur, le taux de mécanisation actuel se situe nettement en dessous du benchmark des pays concurrents et marchés cibles, accuse l’AMIMA.
La profession demande:
- le maintien des subventions;
- un accès plus facile au financement.
Elle estime que “la TVA de 10% imputée sur certains équipements agricoles (40% du matériel) est une mesure contre-productive et risque d’avoir des retombées sur le fonds de développement agricole avec un besoin de financement additionnel et de favoriser d’avantage le développement du secteur informel“.
Enfin, elle stigmatise le recours au matériel d’occasion qui “pénalise et freine l’évolution positive du parc des tracteurs“.
À découvrir
à lire aussi
Article : Les prévisions météo pour ce lundi 4 mai
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 4 mai 2026, établies par la Direction générale de la météorologie: - Temps assez chaud sur le Sud […]
Article : Holmarcom-BMCI : valorisation, fusion avec Crédit du Maroc, cadre réglementaire… les clés pour comprendre le deal
ROUND UP. Le rachat de BMCI par Holmarcom ouvre une nouvelle phase dans le secteur bancaire marocain. Derrière l’annonce, plusieurs questions structurent déjà le marché : valorisation de la banque, rapprochement avec Crédit du Maroc, cadre réglementaire et effets sur la concurrence. Décryptage des principaux enjeux.
Article : Décès du chanteur égyptien Hany Shaker
Le célèbre chanteur égyptien Hany Shaker est décédé ce dimanche 3 mai à l’âge de 73 ans, des suites d'une longue maladie.
Article : African Lion : recherches en cours après la disparition de deux militaires américains à Tan-Tan
Deux militaires américains participant à l'exercice African Lion 2026 ont été portés disparus le samedi 2 mai vers 21h, au niveau d’une falaise à Cap Draa, dans la région de Tan-Tan.
Article : Réglementation des psychologues : une réforme en cours… et des initiatives qui interrogent
Le chantier de réglementation de la profession de psychologue, enclenché par le gouvernement il y a quelques mois, suscite une multiplication d’initiatives politiques et associatives. La dernière en date est une proposition de loi déposée le 27 avril au Parlement par le PPS. Une dynamique qui interroge, tant sur ses motivations que sur sa portée réelle.
Article : E-méthanol : le Maroc doit transformer un défi réglementaire en avantage stratégique
L’e-méthanol fait partie des paris stratégiques du Maroc pour s’imposer sur le marché européen des carburants verts. Cependant, l’accès à ce marché exige un CO₂ d’origine renouvelable. Pris entre des sources de CO₂ biogénique limitées et la nécessité de respecter les normes européennes, les projets marocains d’e-méthanol avancent sur une ligne de crête.