Climat: Trump revient sur ses menaces

Le 23 novembre 2016 à 10h28

Modifié 23 novembre 2016 à 10h28

Le républicain Donald Trump est revenu, mardi 22 novembre, sur plusieurs promesses de campagne, adoucissant sa position sur le climat, laissant entendre qu'il ne poursuivrait pas Hillary Clinton en justice, changeant d'avis sur la torture, mais il est resté vague sur sa politique notamment étrangère.

Le président élu a aussi désavoué un groupe de néo-nazis ayant fêté sa victoire samedi 12 novembre à Washington, après avoir été pressé de questions sur le sujet par des journalistes du New York Times, lors de sa deuxième grande interview depuis son élection il y a 15 jours.

L'entretien de près d'une heure, retranscrit dans un format inédit en direct sur Twitter par les journalistes, a été l'occasion pour M. Trump d'insister sur sa capacité à diriger les Etats-Unis à partir du 20 janvier, en dépit du flou qui entoure bon nombre de ses propositions de campagne.

"Je regarde ça de très près. Je reste ouvert sur cette question", a-t-il déclaré au sujet de l'Accord de Paris sur le climat conclu fin 2015 par 195 pays.

La position du deuxième plus gros pollueur de la planète est cruciale pour que l'accord puisse porter ses fruits et les appels se sont multipliés lors de la COP22 qui vient de s'achever à Marrakech pour que les Etats-Unis respectent leurs engagements.

Le milliardaire, qui s'est entouré de responsables climatosceptiques, avait qualifié le changement climatique de "canular" inventé par les Chinois bien que le phénomène soit désormais avéré scientifiquement.

Lundi 21 novembre encore, il avait réitéré sa promesse d'annuler les restrictions sur le charbon, le gaz et le pétrole de schiste.

"Je pense qu'il y a un lien (entre l'activité humaine et le changement climatique), il y a quelque chose, mais tout dépend dans quelle mesure", a-t-il dit mardi, en précisant qu'il était préoccupé par le coût et les effets de mesures environnementales sur la compétitivité américaine.

Le futur président américain a aussi laissé entendre qu'il ne poursuivrait pas son ancienne rivale démocrate Hillary Clinton dans l'affaire de son serveur privé ou de la fondation de son mari quand elle dirigeait la diplomatie, contrairement à ce qu'il avait répété à l'envi durant la campagne.

Poursuivre les Clinton "diviserait énormément le pays", a affirmé M. Trump.

Sa promesse, inédite dans une campagne, d'emprisonner son adversaire avait généré l'un des slogans les plus repris dans ses meetings: "Lock her up!" (enfermez-la!).

Il a aussi changé d'avis sur l'usage de la torture – qu'il avait promis de rétablir – après en avoir parlé avec le général à la retraite James Mattis, qu'il envisage "très sérieusement" de nommer à la tête du Pentagone.

M. Trump s'est dit notamment "très impressionné" quand le militaire a affirmé qu'"un paquet de cigarettes et deux bières" suffiraient à faire parler les suspects plutôt que la torture comme la simulation de noyade.

Sa politique diplomatique reste entourée de mystères au moment où défilent les prétendants au poste de ministre des Affaires étrangères, comme l'ancien maire de New York, Rudy Giuliani, ou le chef de file des républicains anti-Trump et adversaire de Barack Obama en 2012, Mitt Romney.

Donald Trump a survolé la question du conflit syrien et assuré avoir "une perspective différente de tout le monde", sans dire en quoi elle consistait.

Il s'est montré plus passionné sur le conflit israélo-palestinien, rêvant d'être "celui qui fera la paix entre Israël et les Palestiniens", après avoir provoqué la colère des Palestiniens en proposant pendant sa campagne de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

Il a suggéré que le mari de sa fille Ivanka, Jared Kushner, homme d'affaires et proche conseiller, pourrait jouer un rôle dans d'éventuels pourparlers de paix.

(Avec AFP)

A lire aussi


Les dernières annonces judiciaires
Les dernières annonces légales

Communication financière

ERRATUM Cartier Saada : RESULTATS SEMESTRIELS AU 30/09/2021

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.