Alkazabri affirme que sa page FB a été piratée et renie les propos sur le voile
L’imam de la Mosquée Hassan II a contacté notre confrère Hespress pour affirmer que sa page Facebook a été piratée et que les textes concernant le voile ne sont pas de lui.
Selon l’imam, des pirates ont inséré des textes qui ne sont pas de lui dans sa propre page FB dont le fameux texte qui “fustigeait la nudité des femmes non-voilées“. Il a ajouté avoir déposé plainte auprès de la police de Casablanca.
Ce texte qui a soulevé une forte émotion au sein d’une partie de la société marocaine et a eu de larges échos à l’étranger, a été supprimé de la page du cheikh. Idem pour de précédents textes intolérants, notamment contre les médias ou contre l’occidentalisation de la société. Il y écrivait notamment que les vrais croyants se sentent étrangers chez eux, comme le fut le Prophète en son temps.
Cette notion de “ghourabaa“ (étrangers), est également présente dans la littérature extrémiste et/ou radicale. Elle s’inscrit dans un concept global d’imitation du Prophète pour effectuer une “hijra“ (exil) et retrouver la pureté.
Le texte sur la nudité avait également des connotations wahabites, comme l’usage du mot “tabarroua’e“ (désaveu).
L’hypothèse du piratage de la page Facebook du cheikh signifie que pendant plusieurs jours et malgré la polémique soulevée et les centaines de “likes“ et de commentaires sur sa propre page, il ne s’est rendu compte de rien.
Si la page a été réellement piratée, le cheikh devrait nous dire maintenant quelle est sa vraie position sur le voile. Nous serions curieux de la connaître.
Quoi qu’il en soit, piratage ou marche arrière, les courants libéraux de la société marocaine ont su défendre une ligne rouge, celle de la liberté de porter ou non le voile. Par les temps qui courent, ce n’est pas rien.
La mise au point du cheikh publiée par Hespress est ici.
Lire également: Cheikh Omar Alkazabri fustige les femmes non voilées et "la nudité étalée dans nos rues"
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