Piqué par un scorpion, un enfant décède suite à la lenteur de sa prise en charge
Un enfant est décédé cette semaine à Agadir à cause d'une piqûre de scorpion. Plusieurs versions pointent du doigt l'incompétence des services concernés. Explications de Abdelmoula Boulamizat, directeur régional de la Santé de Souss-Massa.
En ce début de semaine, un jeune garçon du village de Tamri, situé à une trentaine de kilomètres de la ville d'Agadir, a été piqué par un scorpion. Inquiet, son père a immédiatement appelé les urgences. A sa grande surprise, on lui répond que l'ambulance ne dispose pas d'assez de carburant pour effectuer le trajet jusqu'à Tamri et qu'une panne de carburant en cours de route est probable.
Jusque-là, notre source du ministère de la Santé ne nie pas les faits, mais explique que "la dotation en carburant des ambulances est du ressort des autorités locales... sa gestion ne relève pas de la compétence du ministère".
Le père a finalement réussi à réunir la somme nécessaire pour payer le carburant de l'ambulance qui est venue, plus tard, pour transporter son fils à l'hôpital Hassan II d'Agadir.
Plusieurs médias rapportent que, une fois arrivé à l'hôpital, l'enfant n'a pas été admis, en raison de l'absence de la carte d'identité nationale du père. Une version que Abdelmoula Boulamizat rejette en bloc: "La prise en charge des patients n'est pas soumise à la présentation préalable d'une pièce d'identité. On demande les papiers nécessaires auprès de l'accompagnateur pendant que le patient est en convalescence."
Dans le cas de ce jeune garçon, tout porte à croire que le facteur temps a été l'élément déterminant dans la réduction de son pronostic vital. "L'enfant est arrivé plusieurs heures après la piqûre de scorpion. Il était dans un état d'intoxication avancé, au 2e ou au 3e stade, nécessitant des soins intensifs, lorsqu'il a été admis à l'hôpital d'Agadir. Malheureusement, vu l'âge, le poids de l'enfant, et le retard accumulé jusqu'à son acheminement à l'hôpital, ses chances de survie ont considérablement rétréci", se désole le directeur régional, avant d'ajouter: "on recense environ 6.000 cas de piqûres toxiques par an. Cette année, 4 personnes en sont décédées. La plupart des décès interviennent suite au retard de prise en charge des personnes intoxiquées qui, soit décèdent en route, soit arrivent dans un état d'intoxication très avancé."
Si on peut d'ores et déjà affirmer que le décès du jeune garçon de Tamri est dû aux cumuls des retards, on se demande à qui la responsabilité de ces derniers incombe, et quelles sont les mesures qui seront prises à leur encontre.
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