Travail domestique: Seddiki peu convaincant
Défendant le projet de loi sur les travailleurs domestiques lors de son passage sur 2M, le ministre de l'Emploi s'est encore montré peu convaincant. Verbatim.
La polémique autour de l’âge minimal des travailleurs domestiques enfle tandis que le ministre de l'Emploi, Abdeslam Seddiki, continue de défendre tant bien que mal, son projet de loi.
Depuis son adoption le 9 mai dernier par la commission des affaires sociales à la Chambre des représentants, le projet de loi sur les travailleurs domestiques a été très contesté par les associations de défense des droits de l’enfant, ainsi que par certains partis politiques. Ils s’opposent à l'article 6 autorisant l’emploi des enfants à l’âge de 16 ans.
Le ministre, qui était l'invité de l'émission "Moubachara Maâkom", mercredi 25 mai sur 2M, s'est montré peu convaincant.
M. Seddiki a justifié la fixation de l'âge d'admission au travail à 15 ans dans le Code du travail, par l'âge limite de l'obligation de scolarité. Pour lui, le projet de loi respecte toutes les conventions internationales relatives à la protection de l’enfant.
Dans une réponse des plus étonnantes sur le fait que les travailleurs domestiques restent cloisonnés entre quatre murs, le ministre a souligné que "les petites bonnes sortent à l'épicerie de temps à autre", ce qui les met en contact avec l'espace public!
Attaquant les détracteurs du projet de loi, M. Seddiki a dénoncé des "motifs politiques".
Au sujet de la polémique sur une éventuelle intervention de l’Observatoire national des droits de l’enfant, présidé par la princesse Lalla Meryem, le ministre a nié avoir reçu une quelconque correspondance à ce sujet. "Je l'ai appris à travers la presse, nous ne sommes pas fondamentalistes", a-t-il répliqué.
Par ailleurs, commentant le report du vote du projet de loi, Rachid Hammouni, membre de la commission des secteurs sociaux à la Chambre des représentants, a affirmé que le président de la Chambre des représentants lui a fait part de l’intention de la majorité de proposer un amendement sur le relèvement de l’âge minimum de 16 à 18 ans sur une phase transitoire de 5 ans, lors d'une prochaine plénière à la Chambre des représentants.
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