BMCE Bank a doublé son résultat depuis 2012
S’établissant à 1,96 MMDH, le résultat net part du groupe a progressé de 0,6% en 2015. Le poids de l’international dans les résultats du groupe est passé de 33% en 2014 à 40% en 2015.
L’Afrique représente près d’un tiers des résultats consolidés du groupe, avec une contribution qui a augmenté de 4% sur la période 2014-2015. La contribution européenne s’est également appréciée, pour atteindre 9% au lieu de 4% en 2014.
Par ailleurs, le PNB consolidé de BMCE Bank s'est établi à 11,82 MMDH, en progression de 3% par rapport à 2014. Cette hausse demeure tout de même atténuée par la régression des activités de marché (-45%), notamment après une «performance exceptionnelle en 2014, suite à la forte baisse des taux obligataires», souligne le management de la banque.
Le coût du risque en baisse de 19%
En outre, BMCE affiche une évolution de ses charges générales d’exploitation (+7%) qu’elle attribue, entre autres, à sa croissance organique avec l’ouverture de près de 70 agences au Maroc et en Afrique subsaharienne, ses efforts déployés dans les cœurs de métier, à travers des projets structurants, et ses investissements significatifs pour la structuration du groupe.
L’évolution soutenue des charges d’exploitation par rapport au PNB a impacté le résultat brut d’exploitation consolidé, qui s’est contracté de 2,4% en 2015, pour s’établir à 4,9 MMDH.
L’encours ressources de la BMCE Bank s’est apprécié de 6,5% par rapport à fin 2014, pour s’établir à 123 MMDH à fin 2015, gagnant ainsi 0,21% de part de marché.
La part de marché des crédits s’est inscrite en légère hausse (+0,66%), l’encours crédits du groupe passant de 102,6 MMDH à fin décembre 2014, à 108,1 MMDH à fin 2015 (+5,4%).
Le coût du risque de la BMCE s’est contracté de 19%, pour atteindre 1,44 MMDH. Cette baisse émane, selon le management de la banque, d’un effort de recouvrement mené durant l’année écoulée par une Task force conduite par Othman Benjelloun. L'effort a permis de réaliser une reprise de provision de 423 MDH durant l’année 2015.
Ceci dit, la banque note qu’en consolidé, son taux de contentieux demeure à un niveau comparable à celui des banques marocaines engagées en Afrique. Il passe de 6,4% en 2014 pour atteindre 7% en 2015.
Le plan stratégique 2012-2015 a permis de doubler le RNPG
Pour BMCE Bank, l’année 2015 a été également marquée par l’achèvement de la période de mise en œuvre de son plan stratégique de développement 2012–2015. Ce plan visait, entre autres l’amélioration de la rentabilité, de l’efficacité opérationnelle et commerciale du groupe, aux plans national et international, ainsi que la réorganisation de ses activités européennes, la consolidation des activités africaines et l’amélioration de son profil de risque.
Au terme de ce plan stratégique, le RNPG du groupe a doublé, frôlant la barre des 2 MMDH, avec un taux de croissance annuel moyen de 23%. La rentabilité du groupe s’est améliorée, avec un ROE passant de 7,2% en 2011 à 12,8% en 2015.
Le programme de réorganisation et de restructuration de l’activité européenne du groupe a fait de celle-ci le 3e centre de profit de la banque, avec près de 10% de contribution.
Par ailleurs, le conseil d’administration de la BMCE Bank a procédé à la désignation de quatre nouveaux membres qualifiés d’«administrateurs indépendants».
Il s’agit de François Henrot, ayant précédemment exercé au sein du groupe Rotschild, Brian Henderson, banquier international ayant occupé de hautes responsabilités dans des banques américaines, Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la Banque européenne d’investissement jusqu’à très récemment et Christian de Boissieu, ancien conseiller du gouvernement français et consultant des organismes financiers multilatéraux.
Le Conseil d’administration de BMCE Bank proposera à l’Assemblée générale des actionnaires le versement d’un dividende de 5 dirhams par action, payable en juillet 2016.
à lire aussi
Article : La CGEM échange avec le Parti de l’Istiqlal sur les priorités économiques
La CGEM a accueilli une délégation du Parti de l’Istiqlal, conduite par son secrétaire général Nizar Baraka. Les deux parties ont échangé sur leurs priorités économiques et partagé leurs points de vue sur plusieurs sujets liés aux entreprises, à l’investissement et à l’emploi.
Article : DGI : les principales échéances fiscales à respecter avant le 31 juillet
La Direction générale des impôts rappelle que plusieurs déclarations et paiements doivent être effectués au plus tard le 31 juillet 2026. Ils concernent notamment la TVA, les délais de paiement, les retenues à la source et les auto-entrepreneurs.
Article : Les voyageurs à l’épreuve de l’EES, le nouveau système de contrôle aux frontières européennes
Présenté par l’Union européenne comme un outil de modernisation et de sécurisation des contrôles, le système européen d’entrée/sortie (EES) suscite également des interrogations sur son impact à court terme, notamment en raison des délais supplémentaires qu’il pourrait entraîner pour certains voyageurs.
Article : Casablanca renforce la gestion technique de trois trémies stratégiques
Après avoir engagé des travaux de sécurisation sur les tunnels des Almohades et de Dakar, Casa aménagement prévoit désormais d'assurer, pendant un an, l'exploitation technique et la gestion opérationnelle de trois trémies majeures de la métropole, afin de garantir leur fonctionnement continu.
Article : Le Complexe Mohammed VI de formation professionnelle remis aux autorités maliennes sur instructions royales
Édifié sur une superficie de 5.200 m² à Bamako, le Complexe Mohammed VI de formation professionnelle, remis aux autorités maliennes sur instructions royales, accueillera près de 1.000 stagiaires par an dans 21 filières, dont 12 dédiées aux métiers du BTP et 9 aux secteurs du tourisme, de l'hôtellerie et de la restauration.
Article : Bourse de Casablanca. Le MASI termine en hausse de 0,43%
La Bourse de Casablanca a terminé la dernière séance de la semaine sur une note positive. Le MASI s'est apprécié de 0,43%, réduisant légèrement ses pertes depuis le début de l'année, dans un marché ayant généré près de 165 MDH de transactions, exclusivement sur le marché central.