A Marrakech, une nouvelle clinique dotée d'un plateau technique sophistiqué
La clinique "Le Marrakech", qui vient d’ouvrir, offre un plateau technique de pointe. Construite sur 14.000 m2, elle a nécessité un investissement de 280 MDH.
Ils sont 5 médecins à s’être associés pour créer la clinique "Le Marrakech". Autour du Pr Mustapha Daali, chirurgien et directeur de l’établissement, une radiologue, un chirurgien spécialisé en traumatologie, un anesthésiste réanimateur et une gynécologue obstétricienne, forment l’équipe dirigeante.
Quand on demande au Pr Daali si ce nouvel établissement n’est pas de trop dans une ville qui compte déjà un CHU, plusieurs hôpitaux et de nombreuses cliniques, sa réponse est directe: "Il y a à Marrakech 4 millions d’habitants, sans compter les résidents étrangers et les touristes. La ville est devenue internationale. En matière de soins, l’offre, malgré les structures existantes, est insuffisante, surtout dans certaines spécialités. L’idée nous est donc venue de concevoir une unité de soins la plus complète possible, englobant toutes les spécialités".
Pour ce faire, la clinique a fait appel, en plus des 5 associés, à une cinquantaine de médecins avec lesquels une convention a été signée. Le staff paramédical, quant à lui, est de plus de 300 personnes.
Un héliport, pour la première fois dans un établissemnt de santé privé
Le Pr Daali insiste sur l’ensemble des spécialités: "Nous sommes en pointe en matière de cancérologie, en mesure d’appliquer tous types de traitement, que ce soit la chimiothérapie, la chirurgie ou la radiothérapie (Centre d’oncologie Majorelle). Pour la chirurgie, nous avons 11 blocs opératoires, ce qui est l’équivalent d’un CHU, avec toutes les spécialités allant de la chirurgie cardiaque à la chirurgie de l’obésité, en passant par la neurochirurgie. On a même un trauma-centre, avec un héliport: c’est la première fois que le secteur privé offre un tel service pour faire face aux urgences."
La clinique, qui vient d’ouvrir, dispose également d’une maternité, avec 3 salles d’accouchement, 2 blocs opératoires et une unité de suite de couches spécialisée. Elle dispose aussi d’un service de médecine nucléaire, d’un service d’ophtalmologie, d’un service d’implantologie etc. sans oublier les urgences, qui fonctionnent 24h/24. "Nous avons l’une des plus grandes réanimations du royaume, avec 16 postes ultra modernes: 8 postes pour la réanimation lourde et 8 postes pour les soins intensifs", ajoute le Pr Daali.
Mais l’effort le plus impressionnant a sans doute été fait en radiologie et le Dr Sana Aladlouni, qui dirige le service, en est fière: Scanner de toute dernière génération, IRM ultra perfectionné (prix 10 MDH) ou encore un mammographe avec tomosynthèse qui permet de réaliser, en plus du cliché face-profil classique, des images en 3D, plus précises et utiles au médecin qu’une mammographie classique, permettant notamment de voir des problèmes d’architecture du sein qui ne se verraient pas avec un mammographe classique. Mais l’appareil a un coût: 4 MDH.
4 postes contribuent largement à expliquer l’investissement de 280 millions de dirhams qui a été nécessaire: ce sont la radiologie, la radiothérapie, la médecine nucléaire ainsi que l’équipement des blocs opératoires et de l’unité de réanimation.

Quatre postes contribuent largement à expliquer l’investissement de 280 millions de DH qui a été nécessaire: ce sont la radiologie, la radiothérapie, la médecine nucléaire, ainsi que l’équipement des blocs opératoires et de l’unité de réanimation.
Un tel équipement technique a-t-il une influence sur les prix? "Non, répond le Pr Daali. On pratique les mêmes tarifs que dans les autres structures de soins à Marrakech".
"Plusieurs assurances nationales et internationales nous ont contactés. Il y a aussi les consulats de pays européens, qui souhaitent avoir des conventions avec la clinique: ils nous ont envoyé leurs cahiers des charges et ces conventions seront signées prochainement, afin de prendre en charge tous les citoyens européens résidant à Marrakech", précise le Pr Daali.
Pour les Marocains, s'ils ont une couverture sociale, AMO ou Cnops ou bénéficient d'une assurance privée, une convention avec ces organismes fait qu’ils sont pris en charge systématiquement. Seuls, par conséquent, ceux qui n’ont aucune couverture sont dans l’obligation de payer.
Le directeur du CHU de Marrakech nous confiait il y a quelques mois que Marrakech n’avait rien à envier, en matière de soins, aux grandes villes européennes: cette nouvelle clinique ne fait que renforcer ce sentiment.
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