Blocage de la VOIP, Ahizoune botte en touche
Lors de la présentation, ce lundi 15 février, des résultats 2015 de Maroc Telecom, des questions sur le blocage de la VOIP et les augmentations des tarifs à l’international ont été posées. Réponses de son PDG, Abdeslam Ahizoune.
Interrogé par Medias24 sur l’impact du récent blocage de la VOIP sur le chiffre d’affaires de Maroc Telecom, notamment au niveau du segment mobile, Abdeslam Ahizoune répond: «L’impact est insignifiant», avant de se rattraper : «Pour l’instant, nous n’avons pas encore assez de recul pour pouvoir le mesurer».
Il préfère ne pas s’attarder sur cette question, arguant que la conférence est dédiée aux résultats financiers. Mais il ne manque pas de rejeter la responsabilité sur l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) : «Je reconnais l’importance que revêt la VoIP au Maroc, notamment pour les communications à l’international. Mais les applications VoIP ne respectent pas le cadre réglementaire marocain établi par l’ANRT et celle-ci a jugé opportun de les bloquer, en vertu des lois en vigueur. Nous ne faisons que suivre».
Le blocage de la VOIP a eu lieu en même temps qu’une révision à la hausse des tarifs des communications à l’international. Comme pour la VOIP, Abdeslam Ahizoune assure qu'il n'en est pas l'instigateur.
«Cette hausse a été décidée par les opérateurs européens, qui ont leurs propres stratégies tarifaires», a-t-il souligné.
«Ces opérateurs ont augmenté leurs prix, et il fallait suivre. Mais si vous regardez nos tarifs vers les Etats-Unis ou le Canada, vous verrez qu'ils n’ont pas connu de modifications et demeurent identiques à ceux des communications nationales», note M.Ahizoune.
"Un dégrèvement a été effectué sur les factures du mois de décembre pour les abonnés qui n’étaient pas avisés de cette hausse des tarifs", tient-il à préciser.
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