Route express Tiznit-Laâyoune-Dakhla: les premiers détails
L’investissement est de 8,5 MMDH pour la première partie. Les travaux de construction de l’autoroute Tiznit-Laâyoune se feront en deux tranches. La partie Laâyoune-Dakhla également.
Faisant partie d’un projet global reliant Tiznit à Dakhla d'un coût de 8,5 milliards de DH, la construction de la voie express Tiznit – Laâyoune, comme la totalité du projet d’ailleurs, vise à faciliter l’accès routier vers les régions du Sud, en améliorant la qualité des infrastructures routières.
Ce projet décisif et stratégique, car intervenant sur l’axe routier le plus important qui traverse le Sahara marocain et relie le Nord au Sud du royaume, permettra le développement économique et social des 4 régions du Sud du Maroc.
Les objectifs visés par l’amélioration des routes du Sud, et par ce projet en particulier sont:
- Disposer d’un axe routier de bonne qualité reliant les régions de Sud du Royaume aux autres régions;
- Réduire la durée des trajets depuis et vers les régions du Sud;
- Améliorer les indices de la sécurité routière;
- Faciliter le transport de marchandises en améliorant l’accès aux centres de production et de distribution, surtout ceux situés dans la région du Souss.
Lancé par le Roi, vendredi 6 novembre à l’occasion de la commémoration du 40e anniversaire de la Marche verte, ce projet s’articule autour de deux grands axes:
- La construction d’une route express entre Tiznit et Laâyoune;
- L’élargissement de la route nationale N°1 reliant Laâyoune à Dakhla.
Accaparant le plus gros de l’enveloppe totale du projet – 6,2 milliards de DH sur les 8,5 milliards de DH prévus pour la totalité des travaux selon les données du ministère de l’Equipement, des transports et de la logistique, la construction de la route Tiznit-Laâyoune concernera deux tranches:
- Une première reliant Tiznit à Guelmim, d’une longueur de 105 Km, nécessitant 3 ans de travaux et un investissement de 1,6 MMDH connaissant un trafic journalier de 3.800 véhicules en moyenne. Le début des travaux est prévu pour 2017.
- La deuxième tranche s’étendant sur 450 km, dont le trafic moyen est de 1.400 à 2.200 véhicules par jour, et pour laquelle un investissement de 4,6 MMDH sur 4 ans a été prévu. Les travaux commenceront, selon la même source, en 2018.
Le projet, inscrit dans la continuité des efforts visant à appuyer le dynamisme des nouvelles régions du Maroc, comporte également l’élargissement de la route nationale N°1 reliant Laâyoune à Dakhla.
L’élargissement de cette route Laâyoune-Dakhla de 500 km, dont le trafic journalier est de 900 véhicules en moyenne, coûtera, selon le ministère, 2,3 MMDH. Les travaux d’élargissement s’étaleront selon la même source, de 2016 à 2021. La deuxième étape, dont le coût n'est pas chiffré, consistera à transformer cette route élargie en voie express.
Rappelons qu’à l’époque de la Marche Verte, sur 2.270 km de routes, seule une route de 70 km était construite de façon moderne. 1.350 km étaient constitués de routes de fortune construites en pierre par les commerçants, et où la vitesse ne pouvait pas dépasser 60 Km/heure, vu la fragilité de l’infrastructure. 850 km étaient impraticables.
Ainsi, l’état déplorable des routes à cette époque, coupant la population du reste du Maroc, et de l’accès aux produits et services de première nécessité, a justifié des années d’investissement en matière de réhabilitation de l’infrastructure routière qui a coûté jusqu’à présent près de 3 MMDH.
L’intérêt que porte le Maroc pour l’amélioration de l’infrastructure routière dans le Sud, tant du point de vue qualitatif que quantitatif, n’est donc pas nouveau.
En effet, selon la même source, le réseau routier dans le Sud du Maroc a connu une amélioration notable puisque les routes jugées de qualité bonne à moyenne représentent 75,4% en 2014, contre 63,5% en 1996, dépassant la moyenne nationale qui est actuellement de 58%.
Notons que c’est une enveloppe globale estimée à 955 MDH qui a été consacrée à ces travaux pour la période 1996–2014 (18 ans), contre 8,5 MMDH pour le seul projet Tiznit-Lâayoune devant s’étaler sur 6 ans, ce qui dénote l’importance du projet, dont les premiers travaux débuteront, selon le ministère, en 2016.
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