Air France: près de 20 suspects identifiés après l'agression du DRH
Une vingtaine de personnes ont été identifiées qui seraient impliquées dans les violences de lundi au siège de Air France (en région parisienne), dont une dizaine directement.
Plus tôt dans la journée, Manuel Valls a réaffirmé à ce sujet que l'Etat "soutient la direction" d'Air France, exhortant les pilotes de la compagnie, sans lesquels "il ne peut pas y avoir de bonnes réformes", à la "responsabilité". "Tout le monde doit revenir autour de la table" car "il reste encore plusieurs semaines avant d'être obligé, en janvier 2016, d'appliquer le plan B qui prévoit de nombreux départs", a-t-il ainsi mis en garde.
Une crise sociale violente
Ces dires font suite à l’appel à la rescousse lancé hier par plusieurs acteurs à l’Etat pour que ce dernier joue un rôle de médiateur après l’agression, le 5 octobre, du responsable des ressources humaines de l’organisme. Cette agression s’est produite en réaction à l’annonce par Air France de son plan de restructuration à ses salariés envisageant la suppression de nombreux postes. L'annonce a donné lieu à un comité central d’entreprise, lequel a été interrompu par des salariés. La perturbation fut telle que le comité a décidé de ne pas reprendre.
Extrêmement remontés, plusieurs salariés ont alors passé leur colère sur le DHR, dont certains disent qu’il a carrément "manqué de se faire lyncher". Sous des cris "à poil, à poil", "démission", la victime, Xavier Broseta, s'est retrouvée torse nu, chemise déchirée. Il est finalement parvenu à s'échapper en escaladant un grillage et s’est dit déçu par le comportement du personnel.
2900 postes menacés
Il n’est pas le seul. "Inacceptables", "scandaleux", "irresponsables": ces événements ont suscité de nombreuses condamnations politiques (dont celle de François Hollande), patronales et syndicales. Manuel Valls s’est même rendu sur le terrain mardi. Par ailleurs, une enquête en flagrance a été lancée.
Rappelons que c’est faute d'accord que l'entreprise a opté pour un plan de restructuration alternatif au projet de développement initialement prévu. En réduisant sa flotte long-courrier, elle a estimé à 2.900 postes le sureffectif, principalement au sol.
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