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Résultats. La BCP réaffirme ses ambitions et ses performances

La performance, c’est le signe clé sous lequel sont placés les résultats financiers du premier semestre 2015 du Groupe Banque Centrale Populaire, passés au crible lors d’une conférence de presse tenue par les dirigeants du groupe ce 15 septembre.

Résultats. La BCP réaffirme ses ambitions et ses performances
Sara El Hanafi
Le 15 septembre 2015 à 17h48 | Modifié 15 septembre 2015 à 17h48

Le Président-Directeur Général du Groupe, Mohamed Benchaâboun, n’a pas manqué de rappeler les différentes avancées réalisées par son groupe lors de ce semestre, malgré une conjoncture bancaire assez complexe, marquée par une baisse significative des crédits aux entreprises (crédits d’investissements -0,4% ; promotion immobilière -7,7%), et une hausse des créances en souffrance de 2,9 milliards de DH, soit 55,7 milliards de DH.

En effet, le groupe affiche des résultats financiers assez performants pour ce premier semestre 2015. Une augmentation de 3,4% de son PNB par rapport à la même période de l’année 2014, un résultat net consolidé qui s’accroît de 0,4%, et une croissance du résultat net part du groupe de 9,3%.

Cette croissance est marquée par une forte activité commerciale du groupe, une solidité de ses leviers financiers et une forte confiance du marché boursier, affirme M. Benchaâboun. S’agissant de ce dernier point, l’action du titre BCP a connu une évolution de 5,5% par rapport à fin 2014, une croissance bien démarquée dans le secteur.

Le groupe affiche d’autres indicateurs conformes à la réglementation en vigueur, notamment un ratio de solvabilité de 12,8% et un ratio tier one de 11,6%. Le groupe maintient également un ratio LCR (ratio de liquidité) satisfaisant de 128%, et envisage de le ramener à 100% à l’horizon 2019, conformément aux normes de Bâle III. De plus, le coût de risque demeure maintenu au même niveau que l’an dernier, malgré un provisionnement plus élevé.

Ce sont les faits marquants de la conjoncture économique nationale et internationale qui reviennent en tête d’affiche, comme notamment le risque relatif à la Samir au niveau national, ou la maîtrise du risque en Afrique subsaharienne au niveau international.

En effet, après avoir rappelé le montant des crédits que le groupe BCP détient sur la Samir, les intervenants n’ont pas manqué de mettre le point sur la solidité de la politique de provisionnement du groupe qui permet de maîtriser les risques encourus, avant d’ajouter que le groupe a réclamé et a obtenu des sûretés réelles en guise de garantie.

M. Benchaaboune a également rappelé, dans ce sens, l’importance du fonds de soutien dont dispose sa structure, un fonds estimé aujourd’hui à 2,9 milliards de DH. «Ce fonds est alimenté régulièrement pour faire face aux éventuelles difficultés financières que les entités du groupe pourraient rencontrer», a-t-il ajouté.

S’agissant du niveau de risque au niveau international, notamment en Afrique subsaharienne où le groupe a porté sa participation à 75% de la holding Atlantic Business International au lieu de 65%, l’appréhension provient des dernières réticences relatives à l’investissement en Afrique, basées sur les dernières prévisions pessimistes du FMI.

Les intervenants ont déclaré avoir mis en place une plateforme de gestion des risques en Afrique subsaharienne, dont les principales mesures seraient de réduire les taux des créances en souffrance et le coût du risque, entre autres.

Le Président du groupe s’est montré confiant et rassurant, et a affirmé que les investissements de son groupe en Afrique subsaharienne s’inscrivent dans le long terme. «Nous ne devons pas être des investisseurs de conjoncture», a-t-il déclaré, «c’est un développement volontaire certes, mais c’est également un développement maîtrisé.» A vrai dire, seulement 6 à 7% des fonds propres y sont investis.

Le Groupe BCP conclut donc ce premier semestre 2015 sous les signes de la performance réfléchie, et poursuit son élan de développement au Maroc et à l’international.  Le Groupe affiche en effet des perspectives de croissance ambitieuses, notamment à travers son plan stratégique «Elan 2020».

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Sara El Hanafi
Le 15 septembre 2015 à 17h48

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