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Les déjeuneurs de Marrakech écopent de deux mois de prison avec sursis

Quatre des cinq déjeuneurs de Marrakech ont été condamnés à 2 mois de prison avec sursis, ce mardi 14 juillet, par le tribunal de première instance de Marrakech. Le cinquième prévenu, mineur, sera jugé vendredi par le juge des enfants.

Les déjeuneurs de Marrakech écopent de deux mois de prison avec sursis

Le 14 juillet 2015 à 20h42

Modifié 14 juillet 2015 à 20h42

Quatre des cinq déjeuneurs de Marrakech ont été condamnés à 2 mois de prison avec sursis, ce mardi 14 juillet, par le tribunal de première instance de Marrakech. Le cinquième prévenu, mineur, sera jugé vendredi par le juge des enfants.

Arrêtés le 6 juillet pour avoir consommé des jus d'orange sur la Place Jamaâ el Fna  Marrakech, cinq jeunes Marocains ont été poursuivis en vertu de l'article 222 du code pénal, pour rupture du jeûne en plein jour durant le mois de ramadan.

Parmi eux, quatre sont passés, ce mardi, devant le juge de première instance.

"Le Juge s'est prononcé à 17h30, et a condamné les quatre amis à 2 mois de prison avec sursis," témoigne Omar Arbib, président de la section Marrakech de l'association marocaine des droits de l'Homme.

Les jeunes ont d'ailleurs été assistés par deux avocats de l'AMDH, Me Raji et Me Ghorfi.

"Les deux avocats ont noté que les charges retenues contre les jeunes amis, ne sont pas clairement définies. Les accusations étaient approximatives. Cela veut dire qu'à aucun moment, la plainte n'a fait mention de l'article 222 qui condamne la rupture du jeûne publiquement durant le mois de ramadan", ajoute Omar Arbib.

Le dernier accusé, mineur au moment des faits, passera quand à lui au tribunal pour enfants, où il devra être jugé vendredi prochain.

"L'AMDH n'a pas présenté son avocat pour la défense du jeune mineur, car l'audience se passera à huis clos", nous informe le président de la section Marrakech de l'AMDH, et estime que "la condamnation devrait, en principe, être moins sévère contre le jeune mineur".

Bien que l'article 222 porte atteinte aux libertés individuelles (dont les libertés de croyance et de conscience), en prévoyant des peines comprises entre un et six mois de prison, cette condamnation à deux mois de prison avec sursis reste une nouveauté.

"En effet, souligne Omar Arbib, cette décision présente une grande avancée. Cela montre que cet article qui porte atteinte aux libertés n'a pas lieu d'exister, même si nous aurions souhaité que les prévenus soient tout bonnement acquittés."

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