Un projet de modernisation de l’irrigation ciblant les petits agriculteurs
La Banque mondiale a approuvé un prêt de 150 millions de dollars pour financer le projet de modernisation de l’irrigation à grande échelle de l’agriculture marocaine.
Ce projet vise à améliorer l’utilisation des ressources en eau, et financera la modernisation des réseaux d’irrigation.
Ce prêt est accessible à 4 des 9 offices régionaux de mise en valeur agricole (ORMVA), ceux chargés de la gestion des périmètres d’irrigation à grande échelle de Doukkala, du Gharb, du Haouz et de Tadla. Le programme devrait permettre à environ 9.300 agriculteurs d’accéder à des services hydriques fiables.
La chef de projet de la Banque mondiale, Gabriella Izzi, a souligné les inefficiences qui découlaient d’une gestion collective de l’eau par les petits exploitants: mauvaise évaluation des quantités utilisées et des frais à acquitter par chacun. «En conséquence, les agriculteurs — surtout les petits exploitants — ont tendance à faire des choix peu risqués, ce qui les conduit à produire des cultures relativement peu sensibles au stress hydrique, mais faiblement rentables».
Le projet devrait ainsi faciliter la mise en place de compteurs d’eau individuels et de techniques d’irrigation plus efficientes, telles que l’irrigation au goutte-à-goutte. Ces gains d’efficience devraient permettre aux agriculteurs d’augmenter leur rendement et les réorienter vers des cultures de plus grande valeur.
Marie-Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations pour le Maghreb à la Banque mondiale, nouvellement nommée, estime que «la modification des cultures et l’augmentation de leur intensité pourraient entraîner un doublement ou un triplement des revenus des petits exploitants dans l’ensemble des périmètres visés par le projet».
La Banque mondiale a approuvé cet emprunt de 150 millions de dollars en faveur du ministère de l’Agriculture. Le montant correspond au coût total du projet, taxes non-comprises. Le ministère avancera 37,5 millions de dollars pour la différence résultant des taxes. La maturité de l’emprunt est de 25 ans, avec un délai de grâce de 5 ans.
Près de 90% du financement sont destinés à l’amélioration des infrastructures d’irrigation, le reste étant alloué à l’accès des exploitants à de meilleures technologies d’irrigation et à l’appui des ORMVA.
Les décaissements dans le cadre de ce projet seront effectués sur la base de la présentation des états de dépenses par les ORMVA, en conformité avec les procédures de la Banque mondiale.
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