Jardin Majorelle. Un havre de paix au cœur de Marrakech (vidéo)
C’est le lieu le plus visité de la ville ocre: quelque 800.000 personnes franchissent tous les ans le seuil du Jardin Majorelle.
Des touristes étrangers, bien sûr, mais aussi de plus en plus de Marocains, fiers qu'Yves Saint-Laurent, tellement épris de ce pays, ait décidé qu’après sa mort, ses cendres ne seraient pas rapatriées en France, mais dispersées ici.
Quito Fierro, le secrétaire général de la Fondation qui gère le Jardin Majorelle, est donc un homme heureux sur lequel la crise n’a pas de prise. «Travailler en un tel endroit, dans l’atmosphère si particulière qui s’en dégage, est un privilège rare».
Et c’est vrai qu’à quelques mètres de l’agitation permanente de la ville, le temps semble s’être soudainement arrêté: les touristes, français ou marocains, le remarquent d’instinct et ici, chacun marche lentement pour mieux admirer les cactae et autres bambous. Les enfants évitent de courir et leurs parents parlent à voix basse, comme si chacun craignait de troubler la sérénité qui a envahi ce jardin, même lorsque beaucoup de monde se presse dans les allées.
Pour entretenir et faire fonctionner l’endroit, ouvert au public 7 jours sur 7, pas moins de 80 personnes sont nécessaires: jardiniers bien sûr, mais aussi peintres, agents de sécurité, personnel administratif.
Tous fidèles à l’esprit de Jacques Majorelle, ce peintre de talent, amoureux de Marrakech, qui a dessiné toutes les allées, conçu chaque massif, qu'Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé, dans les années 70, ont sauvé d’un projet immobilier. Et ont eu la grande sagesse de restaurer dans le respect absolu de la conception initiale. Sans vouloir y mettre leur patte.
Selon la volonté de Pierre Bergé, le Jardin Majorelle est géré par une Fondation qui ne manque pas d’ambition: après avoir créé en 2011 un musée berbère dans l’atelier même du peintre, un grand centre culturel verra le jour en 2017. Ce centre sera entièrement financé par la Fondation qui, pour boucler le budget, a augmenté, dès le 1er juillet, le prix d’entrée au jardin: le billet est passé de 50 à 70 DH.
Rencontre, en images, avec Quito Fierro, le secrétaire général de la Fondation, pour évoquer ce lieu magique où chaque visiteur, en franchissant la porte de sortie, se dit qu’il reviendra un jour, c’est sûr…
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