Un programme inédit de sauvegarde du patrimoine immatériel de la culture Hassanie
Un plan d’action va répertorier le patrimoine culturel oral hassani pour éviter qu’il ne disparaisse. Le secrétaire général du ministère de la culture qui est à l’origine du projet dévoile pour nous les enjeux de cette grande première nationale.
Pour Mohamed Mrini, la culture hassani constitue un trésor humain vivant qui du fait de son oralité, risque de disparaître si rien n’est fait pour la préserver. La finalité du programme initié par son département consiste à protéger cet héritage patrimonial transmis de génération en génération.
Le secrétaire général de ce ministère dévoile l’ambitieux programme qui se décline en quatre axes:
- « Faire l’inventaire exhaustif de ce patrimoine oral qui touche à la poésie, les contes, les dictons, la musique. Cette étape sera la plus longue pour initier le processus de préservation
Cette opération nécessitera de faire la biographie des porteurs de savoir puis de collecter leur héritage patrimonial. Si rien n’est fait, l’âge avancé des chioukhs, et des rawad (leaders) aboutira à la perte d’une partie de cette mémoire collective.
Le budget provisoire de la logistique mise en œuvre pour transporter les équipes dans des régions lointaines est estimé à 1,5 MDH.
Cette opération de recueil d’un patrimoine oral régional démarrera dans quelques mois et s’étendra sur une année».
- «La deuxième phase consistera à documenter et à archiver tout ce savoir collecté sur plusieurs types de supports comme des livres, des films; des CD … »
- «Après quoi, le ministère va instituer des programmes pour faire connaître ce patrimoine grâce à sa diffusion par le biais des médias, des 700 bibliothèques que compte le royaume et de programmes nationaux culturels.
A terme, il est aussi prévu de l’exporter à l’étranger via des télévisions ou des radios ».
- « La dernière étape consistera à promouvoir la recherche scientifique sur la matière collectée au travers du centre d’études Hassani en partenariat avec d’autres universités ».
Pour réaliser cet ambitieux programme, le ministère de la culture a désigné un coordinateur général (Mohamed Skounti) expert mondial en matière de préservation de patrimoine immatériel qui aura pour tâche de gérer une équipe de trois scientifiques au niveau de Laayoune, Guelmim et Oued Edahab.
Cette équipe sera assistée d’enquêteurs, issus de la société civile hassanie, qui vont interviewer les porteurs de savoir pour collecter les informations sur des supports électroniques.
L’équipe de terrain sera chapeautée par trois directeurs régionaux de la direction du patrimoine du ministère de la culture. Le centre d’études Hassani basé à Laâyoune sera aussi mis à contribution aux côtés de l’équipe scientifique et administrative.
Signataire de plusieurs conventions internationales de protection du patrimoine immatériel et de valorisation de la diversité, le Maroc pourra à terme proposer cette composante de la culture marocaine au patrimoine mondial de l’humanité.
Interrogé sur l’opportunité de faire de même avec le dialecte marocain qu’est la darija, le secrétaire général du ministère de la culture déclare qu’elle est porteuse d’un patrimoine oral mais qu’elle a déjà fait l’objet de nombreuses études. Il cite comme exemples, le Zajl (poésie) et la Aayta (chants populaires) qui sont documentés et répertoriés grâce au travail de nombreuses associations.
Il conclut que le programme lancé par son ministère sur la culture Hassani est une grande première au Maroc car hormis quelques recherches thématiques, aucun travail n’a jamais été effectué dessus.
Ce travail qui a demandé une année de préparation ouvrira la voie pour répertorier d’autres composantes de la culture marocaine menacées d’extinction.
à lire aussi
Article : CDM 2026. Maroc-Pays-Bas, un seizième mémorable s’annonce
En s’imposant face à la Tunisie (3-1), ce jeudi 25 juin, les hommes de Ronald Koeman terminent en tête du groupe F et affronteront donc les Lions de l’Atlas, dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin à Monterrey, au Mexique (2h). Un seizième de finale qui s’annonce chargé en émotion, aussi bien pour certains internationaux que pour les supporters marocains.
Article : “Escobar du Sahara” : ce que les accusés doivent payer à l'Etat
Au-delà des peines privatives de liberté, le verdict comporte un important volet pécuniaire. Les condamnés devront verser près de 8,5 milliards de dirhams à l'Administration des douanes, auxquels s'ajoutent des confiscations d'avoirs, des sanctions pour infractions à la réglementation des changes et des condamnations civiles.
Article : Affaire Naciri-Bioui, le verdict : jusqu'à 12 ans de réclusion pour les principaux accusés
Abdenbi Bioui a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle. Saïd Naciri a, quant à lui, été condamné à 10 ans de réclusion. Les premiers détails.
Article : Affaire “Escobar du Sahara”: huit heures après la clôture de l'audience, toujours pas de verdict
CASABLANCA. Il est un peu plus de 19 heures ce jeudi 25 juin et le verdict dans l'affaire "Escobar du Sahara" ou "Naciri-bioui" impliquant Said Naciri et Abdenbi Bioui se fait toujours attendre.
Article : Casablanca : la plage de Aïn Diab envahie de déchets, des interrogations sur leur origine
Des déchets plastiques, des emballages et des caisses endommagées jonchent depuis plusieurs jours la plage de Aïn Diab. Si l'origine de cette pollution reste inconnue, les images recueillies par Médias24 relancent les interrogations sur les rejets en mer.
Article : Ebola en RDC : un premier vol marocain achemine 9 tonnes de matériel à la MONUSCO
Un avion militaire marocain a livré à Bunia neuf tonnes de matériel médical, pharmaceutique et logistique destinées à appuyer les opérations de la MONUSCO face à l’épidémie d’Ebola en Ituri. Une deuxième rotation est prévue dans les prochains jours avec du matériel complémentaire et une équipe médicale marocaine spécialisée.