Elections américaines de 2016. Hillary Clinton entre en campagne

Elections américaines de 2016. Hillary Clinton entre en campagne

Le 13 avril 2015 à 8h11

Modifié le 11 avril 2021 à 2h37

Hillary Clinton a annoncé dimanche soir sa candidature à la Maison Blanche.  Les prochaines élections présidentielles US ont lieu en novembre 2016.

L’annonce a pris la forme d’un tweet envoyé par son directeur de campagne John Potesda aux supporters d’Hillary Clinton indiquant que «Hillary Clinton se rendait dans l’Iowa pour parler directement avec les  électeurs».

 Cette annonce discrète reflète le ton de la nouvelle campagne d’Hillary Clinton, sans grandes foules pour commencer, plus humble et plus à l’écoute. Le tweet a été suivi de la mise en ligne d’une courte vidéo de deux minutes.

Il y a huit ans, «entrée pour gagner», face à aux autres candidats démocrates, elle avait fini troisième à la primaire de l’Iowa avant de revenir dans les votes des primaires pour finalement être distancée par Barack Obama.

Cette année, le style sera différent et la campagne certainement considérée non gagnée d’avance. Au cours de ces derniers jours les sondages, d’abord en sa faveur, ont pâli  et des rumeurs ont même circulé ce dimanche sur un report de l’annonce. Attendue vers 17H00 GMT, l’annonce de John Potesda n’est intervenue qu’à 20H GMT.

Familière du Maroc

Vu de Rabat,  Hillary Clinton a l’avantage de bien connaître le Maroc politique, mais aussi culturel et touristique. Parmi les candidats actuels à la course à la Maison Blanche, elle est celle qui dispose de la meilleure connaissance du monde extérieur et des affaires internationales.

Avant d’occuper ses fonctions de chef de  la diplomatie américaine durant le premier mandat de Barack Obama, Hillary Clinton, 67 ans, a eu maintes occasions de visiter le Maroc, seule ou en compagnie de sa fille Chelsea.

Durant l’administration Obama, Hillary Clinton s’est souvent rendue au Maroc. Elle connaît particulièrement bien les anciens ministres des Affaires étrangères marocains Saaddine Elotmani et Taïeb Fassi Fihri. 

Avec son mari Bill Clinton qui avait lancé sa première campagne présidentielle en 1991, Hillary anime la Clinton Global Initiative (GCI), à la fois think tank et ONG qui planche sur des sujets transversaux. Le réchauffement climatique, le micro-entreprenariat ou la médiation diplomatique forment quelques-uns de ses thèmes de prédilection.

Bill Clinton à Marrakech le mois prochain

Le prochain congrès de la Clinton Global Initiative est prévu à Marrakech du 5 au 7 mai prochains en présence de Bill Clinton, mais en l’absence d’Hillary. Parmi les intervenants prévus, figurent Mostapha Terrab, Shimon Peres,  Mo Ibrahim, Zainab Salbi et Chelsea Clinton.

La tenue de la GCI à Marrakech suscite quelques polémiques aux Etats-Unis depuis la semaine dernière, OCP ayant versé une contribution d’un million de dollars pour les frais d’organisation du congrès.

Depuis le départ de Bill Clinton de la Maison Blanche en janvier 2001, l’ancien couple présidentiel a souvent été au centre de polémiques touchant à des sujets financiers.

Ceux-ci ont ressurgis dans la presse au cours de ces derniers jours,  et ils ne touchent pas que les relations financières des Clinton avec le Maroc. Alger a également versé une contribution de 500.000 dollars à la Global Clinton Initiative, ainsi que de nombreux Etats, chefs d’Etat et entreprises multinationales  et institutions de nombreux pays.

De par leurs anciennes, actuelles (et futures ?) fonctions, Bill et Hillary Clinton sont de redoutables lobbyistes, écoutés et influents dans les cercles dirigeants américains, mais pas seulement.

Des accusations pèsent sur des conflits d’intérêts entre le rôle de la Clinton Global Initiative, les fonctions d’Hillary au département d’Etat et sa candidature à la Maison Blanche.

Une candidature suivie, soutenue, attaquée

Au cours des prochains mois, l’opinion publique américaine, mais également internationale, devrait beaucoup entendre parler de Hillary Clinton et de dossiers financiers.

L’argent est d’ailleurs au centre de la campagne d’Hillary Clinton. Sa candidature n’a pas encore été annoncée que l’on sait que son équipe de campagne vise à collecter entre 1 et 2,5 milliards de dollars.

Plusieurs sites de soutien à la candidature Clinton s’ouvrent sur une page qui, avant de vous laisser naviguer plus en avant, vous demande si vous voulez verser quelques dollars pour soutenir l’ancienne première dame, sénatrice de New York et chef de la diplomatie US.

Pour ces raisons et d’autres, la candidature Clinton est en tous les cas très suivie aux Etats-Unis et elle le sera de plus en plus dans le monde au cours des prochaines semaines et prochains mois.

 Dès dimanche 12 avril à minuit et une minute très exactement heure de Washington, le Washington Post a ainsi mis en ligne un article intitulé  «la candidature d’Hillary Clinton pour les présidentielles de 2016 démarre aujourd’hui». Hillary est un sujet qui passionne.

 Hillary Clinton, avant d’être la ministre de Barack Obama a été sa concurrente directe il y a huit ans. Malgré son avance de départ en 2004, Hillary Clinton perd contre le jeune diplômé de Harvard, élu de Chicago et futur premier président noir américain. Si Hillary est élue en 2016, elle serait la première femme présidente.

 

 

Les premiers sondages pour le scrutin de 2016 donnent Hillary Clinton vainqueur de tout concurrent républicain, qu’ils s’appellent Marco Rubio, Rand Paul, Ted Cruz ou Jeb Bush. Les primaires républicaines s’annoncent de leur côté acharnées et éclatées avec près de 10 candidats pressentis et quatre déjà annoncées.

Côté démocrate, aucun concurrent  ne s’est encore formellement annoncé. Mais ni le vice-président Joe Biden ni l’élue Elizabeth Warren n’ont encore dit leur dernier mot à ce sujet.

«Rien n’est joué d’avance»

 Avant son annonce officielle, la candidature d’Hillary Clinton était déjà très attaquée. La candidate est compétente, expérimentée, mais vulnérable sur son relationnel et ses finances. 

Malgré son expérience et ses compétences, mais aussi «en raison de ses difficultés relationnelles» selon le consultant de la chaîne CNN Jason Johnson, la course à la Maison Blanche est tout, sauf gagnée d’avance pour Hillary Clinton. «Les gens lui font confiance, mais ils ne sont pas sûrs de la connaître» indique Johnson.

 Ainsi, durant ses fonctions à la tête de la diplomatie américaine, Hillary Clinton a utilisé une adresse électronique personnelle pour traiter des dossiers professionnels. Ceci lui a été vivement reproché au cours de ces dernières semaines.  Pressée par les enquêteurs publics, elle a communiqué ses fichiers … après en avoir détruit plusieurs milliers.

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