2,6 MMDH pour le Ramed entre 2007 et 2013
Le système de couverture santé a aussi bénéficié de la création de 21.000 postes mais doit encore faire face à de nombreux défis 3 ans après sa création.
A l’ouverture, ce vendredi 13 mars, du symposium international sur la couverture sanitaire des populations en précarité, Idriss El Azami El Idrissi, ministre délégué auprès du ministère de l’Economie et des finances, livre les grandes lignes du bilan du Régime d'assistance médicale (Ramed).
Première déclaration : le budget consacré au ministère de la Santé a atteint 13 MMDH en 2015 contre 8,14 MMDH en 2008, date du lancement du projet pilote du Ramed à Azilal. Les objectifs de cette augmentation sont la généralisation du régime, et la garantie de son financement, à travers la multiplication du nombre des Centres hospitaliers universitaires ainsi que les hôpitaux au niveau régional et local.
Dans le détail, entre 2007 et 2013 le Ramed a bénéficié d’une enveloppe budgétaire de plus de 2,67 MMDH. Parallèlement, à cet appui financier, plus de 21.000 postes en été crée depuis 2008 pour accompagner la généralisation du régime, dont 4.893 postes dans les CHU.
Des avancées, mais encore des difficultés
Par ailleurs, et dans le but de pérenniser le système et par conséquent ses ressources financières, le gouvernement a crée un Fonds d’appuie à la cohésion sociale (dans le cadre de la loi de Finances de 2012) dont les objectifs sont :
- le renforcement des mécanismes de la cohésion sociale pour les couches sociales démunies à travers le financement des opérations et dépenses relatives au Ramed,
- la lutte contre la déperdition scolaire,
- l’appuie aux personnes aux besoins spécifiques,
- les aides directes pour les veuves dans une situation difficile.
Dans le cadre des ressources financières du Fonds relatives aux dépenses liées à l’application du Ramed, le ministère de la Santé a reçu, courant 2014, 1.164 MDH dont 857 MDH pour le compte spécial de la Pharmacie centrale et 280 MDH pour les CHU.
« Trois ans après la généralisation du Ramed, et malgré tous les efforts et les avancées réalisées pour la durabilité de son financement, il s’avère qu’il reste encore beaucoup de défis et contraintes à surmonter », déclare M. El Azami en appelant les différentes parties à travailler dans le cadre d’une approche globale dont le but est de garantir aux bénéficiaires des services de qualité et en assurer la continuité.
Une étude d’évaluation du Ramed
Quel est le coût global du Ramed ? A cette question, le ministre répond qu’il est difficile de préciser le coût exacte et global du Ramed. Principale raison : les hôpitaux publics au Maroc ne dispose pas d’un système de comptabilité et d’analyse. Une réalité contradictoire avec les objectifs de maîtrise des dépenses liées au régime et d’amélioration de ses services d’une manière équilibrée et équitable à travers le Royaume.
Sur ce point, le rapport appelle à la mise en place de nouveaux modes de gestion des hôpitaux et des ressources humaines, la mise en place d’un système de comptabilité pointu et le renforcement du partenariat avec le secteur privé.
Finalement, le rapport appelle à la réalisation d’une étude d’évaluation globale du Ramed afin de s’arrêter sur ses points de forces et de faiblesses, proposer des solutions pour une meilleure gestion du régime, renforcement des mécanismes de contrôle et garantir un meilleur service aux citoyens.
Rappelons que le symposium international sur la couverture sanitaire des populations en précarité, se tient les 13 et 14 mars courant à Rabat, à l'initiative du ministère de la Santé. L’événement coïncide avec le 3e anniversaire du Ramed et connaît la participation des membres du gouvernement marocain et de pays étrangers, des députés, des représentants de la coopération internationale et des partenaires techniques et financiers du Maroc pour la mise en place de la couverture médicale de base Ramed.
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