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CULTURE

Au Festival national du film, Sarim Fassi Fihri marque sa différence

Le nouveau DG du CCM veut privilégier la qualité dans le choix des films projetés à l’occasion de la grand-messe du cinéma marocain qui se tient à Tanger.  

Au Festival national du film, Sarim Fassi Fihri marque sa différence
Jamal Amiar
Le 27 février 2015 à 12h54 | Modifié 27 février 2015 à 12h54

DG du Centre cinématographique marocaine (CCM) depuis six mois, Sarim Fassi Fihri a introduit des changements remarqués à son premier Festival national du film (FNF) qui se tient à Tanger jusqu’au 28 février. Parmi ceux-ci, le retour à un jury national et la limitation du nombre de films de la sélection.

« Avant, tout ce qui était produit était projeté ; cela est fini à partir de cette 16e édition du Festival national du film » indique Sarim Fassi Fihri. « Maintenant on passe à la qualité ».

Cette ambition est affichée dès la page 3 du catalogue du festival de cette année. Sarim Fassi Fihri y écrit : « Pour l’édition de cette année, il a été décidé, pour la première fois, que la participation d’un long métrage au FNF n’est plus automatique. Grâce à la participation effective et active de toutes les associations professionnelles concernées, une présélection a été organisée ».

Interrogé par Médias 24, le cinéphile et président du jury du court-métrage Mohamed Laroussi confirme : « C’est la première année qu’il y a une sélection ».

Du coup, 15 longs-métrages et 15 courts-métrages ont été sélectionnés pour cette édition 2015. L’an dernier par exemple, le chiffre était supérieur à 20.

« Cela a des conséquences sur l’émulation des réalisateurs : on passe ce qui est considéré projetable. Cela donne lisibilité et confort aux jurés, donc de meilleures discussions, échanges et choix ; ça laisse  du temps pour les rencontres professionnelles », souligne Sarim Fassi Fihri.

Mohamed Berrada, Karima Skalli et Najib Refaif au jury du long-métrage

Autre changement majeur, souligne le président du jury du court métrage de l’édition 2015 du FNF Mohamed Laroussi : « Les jurés marocains ».

« Il est plus cohérent de faire voir et juger des films marocains par des Marocains ». Pas par chauvinisme, insiste Sarim Fassi Fihri, mais nous avons des compétences, des intellectuels, des professionnels du cinéma et des critiques capables de faire le job. Ne serait-ce, parfois, que pour des questions de langue.  C’est un choix culturel et professionnel ».

Autre différence entre cette édition et les précédentes selon Mohamed Laroussi : « Cette année, il y a moins de tensions qu’avant ; on le sent ; les gens le sentent. L’ambiance est plus détendue ».

Ecrivain qui a grandi dans l’ambiance des ciné-clubs de Casablanca des années 1970 et 1980, M. Laroussi, ancien patron d’Avenir Conseil, consacre désormais la majeure partie de son temps au journalisme et à l’écriture de scénarios.

Le choix de la sélection enfin. « Je suis tout simplement revenu aux textes, indique M. Fassi Fihri ; les commissions doivent être composées des producteurs, des exploitants, des distributeurs et des critiques. Ils participent aux choix artistiques, choisissent et décident des critères pour choisir le film de l’année et les autres prix. Je ne m’en mêle pas ».

Le DG du CCM a présidé le comité d’organisation du FNF en 1998 et en a été vice-président en 1995, 2011 et 2003.

Le palmarès de la 16ème édition du FNF sera annoncé demain samedi 28 février. 15 long-métrages sont en compétition et 13 prix seront décernés dont le Grand Prix. Le jury du long-métrage est présidé par l’écrivain Mohamed Berrada avec notamment, Karima Skalli et Najib Refaif à ses côtés.

 Le jury du court-métrage décernera trois prix dont un Grand Prix et un prix du scénario.


 

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Jamal Amiar
Le 27 février 2015 à 12h54

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