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CULTURE

Keziah Jones, guest star de Jazzablanca

Keziah Jones sera au Maroc le 23 avril pour clôturer en beauté la 10e édition du festival de jazz. Sa dernière venue remonte à 6 ans.

Keziah Jones, guest star de Jazzablanca
Samir El Ouardighi
Le 18 février 2015 à 17h08 | Modifié 18 février 2015 à 17h08

Keziah Jones est incontestablement la révélation musicale de ces dernières années qui a su faire beaucoup de chemin depuis ses débuts. Ce bluesman cosmopolite, d’origine nigériane, n’a cessé de développer son style personnel en explorant  ses racines africaines et en mettant à profit toutes les sonorités du monde.

Guitariste et chanteur, il s’est imposé sur la scène internationale en jouant une musique qu’il appelle blue funk qui est une délicate concoction de blues, de funk, de soul et de rythmes africains.

Ce philosophe musicien a créé un style propre en proposant un mélange d’acoustique et d’envolées freejazz qui décoiffe ses fans grâce à son utilisation originale de sa guitare comme d’une basse.

Même s’il lui arrivait dans le passé de jouer trop fort, on lui pardonnera sachant qu’il a commencé sa carrière dans les couloirs du métro parisien avant d’acquérir le statut de star avec le tube planétaire Rythm is love en 2004.

Lors de son escapade casablancaise, Keziah Jones interprètera l’album Captain Rugged paru fin 2013. Celui-ci marque son attachement aux cultures africaine et européenne grâce à l’utilisation de rythmes percussifs yorouba (ethnie du sud-ouest du Nigéria) et d’une guitare acoustique espagnole.

Dans cet opus, Keziah Jones mélangera avec brio les sons avec des consonances afro-beat, bluesy et même bossa nova qui devraient ravir son public de fidèles ou de néophytes.

Cet artiste a donc largement sa place à Jazzablanca, un festival qui accueille des musiciens de jazz mais qui réserve aussi une grande place à tout ceux qui apportent un plus au monde de la musique.

C’est définitivement le cas de Keziah Jones qui s’est taillé une solide réputation grâce à sa musique mais aussi à son couvre-chef qui ne le quitte jamais pour, dit-il, protéger son esprit musical. 

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Samir El Ouardighi
Le 18 février 2015 à 17h08

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