L’Onhym veut relancer l’exploitation du minerai de fer dans le Rif
L’Onhym vient de lancer des appels d’offres pour les mines de Ouiksane, Sotolazar et Aksara, nous confirme Amina Benkhadra.
«Suite aux demandes d’investisseurs, l’Onhym a décidé de lancer des appels d’offres pour la relance de l’exploitation des mines de fer du Rif». L’annonce est d’Amina Benkhadra, directrice générale de l’Onhym à Médias 24.
Exploitées durant les années 1970 et fermées dans les années 1980, les mines de fer de Ouiksane, Sotolazar et d’Aksara pourraient à nouveau reprendre du service.
Ces mines étaient jusqu’aux années 1980 exploitées par la Seferif, société d’exploitation des mines du Rif, une entreprise publique filiale à 100% de l’Onhym.
Ces mines se trouvent dans la province de Nador, à 20 km du port de Nador et à 50 km du futur port de Nador West, dans la région de Béni Bnou Ifrour. Elles contiennent selon l’Onhym du minerai de fer en souterrain et des stocks en surface. La région de Nador contient les principaux gisements de minerai de fer du pays.
Un potentiel de 35 millions de tonnes
Les estimations sur les actuelles mines en cession portent sur un peu plus de 35 millions de tonnes avec des ressources exploitables de 26 millions de tonnes, indique l’Onhym.
C’est dans ce sens que l’Office national des hydrocarbures et des mines vient de lancer un appel d’offres de pré-qualification pour la cession de ces mines. La date limite de remise des offres a été fixée au 23 février prochain.
Selon la directrice générale de l’Onhym, «au moins deux groupes d’investisseurs sont intéressés par ce projet. On verra s’ils répondent au cahier des charges». «La réponse positive de l’Onhym est conditionnée à des critères financiers et techniques» selon les mots d’Amina Benkhadra.
La cession doit se faire selon quatre critères qui sont:
1. Le prix d'acquisition des gisements ;
2. Les modalités de paiement assorties d'une caution bancaire ;
3. Le plan de développement faisant ressortir notamment les investissements, la durée de montage de projet, la production, les chiffres d'affaires et résultats d'exploitation prévisionnels ;
4. Le taux de la redevance annuelle à verser à l'Onhym au titre d'inventeur de gisement, indique l’ONHYM.
«La réouverture de ces mines n’est pas acquise» a tenu à souligner Mme Benkhadra.
Quoique la direction générale de l’Onhym refuse le qualificatif de « privatisation » pour la procédure en cours, celle-ci y ressemble beaucoup. La Seferif est inactive depuis plus de 20 ans et la majorité de son capital est public. Son nom figure sur le listing des entreprises publiques dont le ministère des Finances cherche à se défaire.
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