Musique. Médias24 vous propose Jeff Beck
Peu de musiciens actuels peuvent rivaliser avec la puissance d'évocation musicale de ce guitariste capable de passer avec maestria du rock, au blues mais aussi au jazz.
Pour reprendre une phrase de son ami Clapton, «musicalement, ce gars plane à des millions de miles au dessus du monde et arrive pourtant à communier personnellement avec chacun de ses fans, dont moi».
Jeff Beck est en effet un technicien hors pair doué d'une grande musicalité dont le but avoué est de «frapper et séduire». A l’instar de Jimi Hendrix, avec qui il a souvent jammé, Jeff Beck fait des choses incroyables à la guitare qu’il a de surcroît inventées.
Pour illustrer notre propos, il convient de rentrer directement dans le vif du sujet en enfilant un casque et en écoutant cette merveille composée en 1999 après une longue décennie d’absence.
Ainsi, «Brush with the blues» tiré de l’album «Who Else» démarre par un véritable solo intergalactique dont l’écoute suffit à changer la couleur d’une journée.
Il a été le premier guitariste à utiliser le vibrato comme un instrument à part entière et à tordre ses cordes vers le haut pour hausser la note. Il réussit à obtenir un son très pur grâce à l'usage de doigts nus sans médiator (plectre) pour pincer les cordes de son instrument.
Dans ses morceaux, le rendu de chaque sonorité est soigné à l’extrême car selon ses propres dires «le son, c'est ce que vous entendez en premier, n’est-ce pas?»
Dans le 2e morceau, «Cause we’ve ended as lovers», Jeff Beck réinterprète avec maestria une composition signée Stevie Wonder qui n’avait pas connu le même succès.
Chacune des notes jouées est travaillée au bistouri et pour s’en convaincre, il n’y a qu’à capter les soupirs de bonheur du public dans la célèbre salle londonienne de concerts «Ronnie Scott’s».
L’écoute de ce morceau est un moment hors du temps et la présence de la bassiste Tal Wilkenfeld n’y est pas pour rien. Découverte par Jeff Beck, ce jeune prodige est une véritable bénédiction qui fera bientôt l’objet d’un papier car il est impossible de faire l’impasse sur un tel talent.
Dès l’introduction vrombissante du morceau «Stratus» composé par le batteur Billy Cobham, les néophytes comprennent que Beck est capable de passer allègrement du rock ou du blues au jazz.
Son jeu déborde de créativité avec des accords chromatiques jazzy et un rapport guitare-basse (encore avec la jeune australienne Tal Wilkenfeld) qui sonne très club de jazz new-yorkais.
Musicalement, Jeff Beck exploite les échos, la distorsion, la réverbération qui deviennent les éléments originaux de son discours musical. Sa guitare qu’il apprivoise émet toutes sortes de cris, de chants et même de notes d'instruments à vent.
Jeff Beck s’en donne à cœur joie car si le rock est plus lisible que le jazz avec son rythme basé avant tout sur la batterie, le jazz est plus dans la prise de risques avec une improvisation permanente.
Un petit coup de Jeff Beck est imparable contre le stress de la vie car au final, ce n'est pas de la musique mais une injection d’adrénaline.
à lire aussi
Article : “Escobar du Sahara” : ce que les accusés doivent payer à l'Etat
Au-delà des peines privatives de liberté, le verdict comporte un important volet pécuniaire. Les condamnés devront verser près de 8,5 milliards de dirhams à l'Administration des douanes, auxquels s'ajoutent des confiscations d'avoirs, des sanctions pour infractions à la réglementation des changes et des condamnations civiles.
Article : Affaire Naciri-Bioui, le verdict : jusqu'à 12 ans de réclusion pour les principaux accusés
Abdenbi Bioui a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle. Saïd Naciri a, quant à lui, été condamné à 10 ans de réclusion. Les premiers détails.
Article : Affaire “Escobar du Sahara”: huit heures après la clôture de l'audience, toujours pas de verdict
CASABLANCA. Il est un peu plus de 19 heures ce jeudi 25 juin et le verdict dans l'affaire "Escobar du Sahara" ou "Naciri-bioui" impliquant Said Naciri et Abdenbi Bioui se fait toujours attendre.
Article : Casablanca : la plage de Aïn Diab envahie de déchets, des interrogations sur leur origine
Des déchets plastiques, des emballages et des caisses endommagées jonchent depuis plusieurs jours la plage de Aïn Diab. Si l'origine de cette pollution reste inconnue, les images recueillies par Médias24 relancent les interrogations sur les rejets en mer.
Article : Ebola en RDC : un premier vol marocain achemine 9 tonnes de matériel à la MONUSCO
Un avion militaire marocain a livré à Bunia neuf tonnes de matériel médical, pharmaceutique et logistique destinées à appuyer les opérations de la MONUSCO face à l’épidémie d’Ebola en Ituri. Une deuxième rotation est prévue dans les prochains jours avec du matériel complémentaire et une équipe médicale marocaine spécialisée.
Article : Dispositif national d’alerte précoce : ce qui bloque, ce qui va changer d'ici 2027
Pour sa deuxième journée, la consultation nationale sur les systèmes d’alerte précoce a mis en lumière les lacunes persistantes en matière d’évaluation des risques et de surveillance. Le nouveau dispositif national, prévu avant 2027, devrait tracer une refonte totale adossée à la promesse d'une coordination institutionnelle interopérable.