Maroc. Les chèques en bois en nette progression
Près de 3 chèques sur 100 ont été rejetés au 4e trimestre 2014 et près de 20 effets de commerce sur 100.
Le dernier rapport du Groupement pour un système interbancaire marocain de télécompensation (GSIMT), qui présente les chiffres du 4e trimestre 2014, révèle que les impayés, qu’il s’agisse des chèques ou des lettres de changes, sont en nette progression.
Progression des transactions interbancaires et hausse des impayés
En s’établissant à 15,8 millions, en hausse de 6,60% par rapport au trimestre écoulé, les transactions interbancaires opérées au 4e trimestre 2014 ont enregistré une progression significative. Les montants échangés se sont élevés à 419 MMDH, marquant également un accroissement respectivement de 5,78% par rapport au trimestre écoulé et de 7,08% comparée à une année auparavant.
Cette progression, aussi bien en nombre qu’en montant, a néanmoins été accompagnée d’une hausse des impayés, selon les statistiques trimestrielles du GSIMT.
En effet, au dernier trimestre 2014, le taux de rejets des chèques s’est établi à 2,79% dans le total des retours impayés, contre 2,68% au trimestre précédent et 2,53% une année auparavant. Le nombre global des rejets a totalisé quelque 195.139 unités sur un volume de chèques reçus de 6.997.639.
L’insuffisance de provision, principal motif de rejet
Sans surprise, le principal motif de rejet de chèques reste l’insuffisance de provision, avec une part de 1,48% dans la structure des impayés, suivis de loin du motif « endos irrégulier » 0,31% et des deux motifs «signature non conforme » et « rejet technique » avec respectivement 0,30%. Les autres motifs totalisent 0,40% des impayés.
Concernant les rejets des effets de commerce, le GSIMT a traité 994.148 lettres de change normalisées dont 194.615 ont été rejetées, soit un taux d’impayés de 19,58%, en accroissement de 1,6 point de pourcentage par rapport à la période écoulée et de 0,9 point par rapport à la même période de l’année antérieure. Cela signifie donc que près de 20 effets de commerce sur 100 sont rejetés.
Par ailleurs, les rejets des lettres de change normalisées pour motif « insuffisance de provision » sont évalués à 17,69%, en hausse de 1,4 point par rapport au trimestre écoulé. Les autres motifs ne constituent que 1,88% du total des rejets de cet instrument de paiement.
Créé en 2010 sous la forme juridique d’un groupement d’intérêt économique (GIE), le GSIMT s’est substitué à l’Association pour un système interbancaire marocain de télécompensation (ASIMT). Il est chargé de la gestion des instruments de paiement, de l’échange des valeurs jusqu’au règlement net en passant par la télécompensation multilatérale.
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