La première carte sanitaire du Maroc finalisée
Le document, qui s’applique aux secteurs public et privé de la santé, permet de mieux répartir les ressources en fonction des besoins.
C’est une première pour le pays qui ne possédait pas de tel document pour mieux organiser la répartition de l’offre de soins en fonctions des besoins des habitants de chaque région. Le décret sera bientôt publié au Bulletin officiel.
La carte sanitaire et le schéma régional de l’offre de soins ont pour but principal de planifier, en vue de les réguler, les offres publiques et privées de soins. La mise en œuvre de la carte sanitaire se fera sur 10 ans, nous assure une source autorisée auprès du ministère de la Santé.
L’objectif est de satisfaire les besoins, tout en tendant vers l’équité dans la répartition spatiale des ressources matérielles et humaine, à travers, notamment, la correction des déséquilibres régionaux et la maîtrise de la croissance de l’offre.
Le ministère de plus en plus régulateur
En d’autres termes, le ministère de la Santé renforcera son rôle de régulateur, à travers la consolidation de la responsabilité de l’Etat. Inversement, la dimension technique, relevant de la planification de l’offre de soins, sera de plus en plus décentralisée.
L’élaboration de la méthode, des analyses, de la cartographie, des projections et des simulations sera, dès lors, une tâche relevant de la compétence des représentations régionales du ministère de la Santé, plus au fait des besoins au niveau local.
L’offre de soins comporte, en plus des ressources humaines, l’ensemble des infrastructures sanitaires publiques ou privées, les unités de santé fixes et mobiles ainsi que l’ensemble des moyens déployés pour la mise en œuvre. La carte sanitaire est donc une forme de compromis entre l’expression des besoins et les réponses formulées.
D’ailleurs, « la première démarche après publication du décret sera de mettre en place le système d’information qui permettra de recenser l’existant dans chaque région, dans le but d’aboutir à la maîtrise de l’offre de soins » nous déclare notre source. Une plateforme informatique est actuellement en train d’être développée.
Les nouvelles cliniques soumises à la carte sanitaire
Concrètement, l’ouverture des nouveaux établissements publics se fera conformément à la carte sanitaire et le schéma régional de l’offre de soins, « le ministère veut ainsi mettre fin à la concentration des établissements de soins dans les grandes villes qui sont, pour la plupart, en saturation » nous indique notre source.
Concernant les établissements privés, « la création et l’implantation des cliniques et établissements assimilés, des cabinets de radiologie et des laboratoires d’analyse de biologie médicale s’effectueront par référence aux orientations de la carte sanitaire et aux schémas régionaux de l’offre de soins » dispose l’article 26 de la loi 34-09 relative au système de santé et à l’offre de soins. Les professionnels du secteur privé bénéficieront, en plus, de mesures d’encouragement aux investissements.
L’ensemble de ces mesures répond à des impératifs de proximité et d’équité. En effet, le SG du ministère de la Santé a révélé, le 18 décembre dernier, les résultats d’une étude réalisée sur la base de données datant de 2003, et qui montrent que 25% de la population marocaine habite à plus de 10 km d’un établissement de soins de santé de base.
Après l’adoption de la nouvelle carte sanitaire, les hôpitaux de proximité seront généralisés. Ils contiendront 5 spécialités, les centres hospitaliers préfectoraux seront dotés de 20 spécialités, les régionaux de 28 spécialités, et finalement les centres hospitaliers interrégionaux qui proposeront des prestations appartenant à 40 spécialités.
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