480.000 places en formation professionnelle en 2015
Abdelaadim El Guerrouj, le ministre chargé de la formation professionnelle, a dessiné les grandes lignes de la réforme qui doit se concrétiser en 2016.
La réforme de la formation professionnelle s’est invitée au menu des débats de la commission emploi et relations sociales de la CGEM, le mercredi 7 janvier.
Le sujet est d’actualité puisque le projet de loi sur la réforme de la formation professionnelle, adopté en conseil de gouvernement, fera l’objet de discussions dans les deux chambres dans les prochaines semaines. Abdelaadim El Guerrouj entend le mettre en place à partir de l’année 2016.
La mise à niveau de la formation professionnelle et la mise en adéquation avec les exigences du marché sont aujourd’hui au cœur de la politique publique en matière d’emploi. Et pour cause, la capacité d’accueil des centres de formation a sensiblement augmenté ; en 2014, près de 400.000 jeunes ont été formés. Pour cette rentrée, 480.000 places sont à pourvoir, dont 22% relevant du secteur privé. Dans le détail, le ministre chargé de la formation professionnelle a donné les grands points de la réforme qui se déclinent en 4 axes.
Objectif : former 20% des salariés
La première dimension sur laquelle repose la réforme concerne l’inclusion, en favorisant l’accès à la formation continue. « La formation continue ne bénéficie qu’à 7% des salariés déclarés, soit environ 130.000 personnes. Notre objectif est de ramener ce pourcentage à 20%, après la mise en place de la loi sur la réforme de la formation professionnelle, l’objectif est d’instaurer l’adéquation formation/emploi » indique le ministre, et d’ajouter, plus tard, que « la formation continue doit être le levier de la transformation des entreprises. »
Le deuxième axe sur lequel se base la réforme est lié à l’évaluation des besoins. Cette veille se fera tant au niveau macro, qu’au niveau régional.
Une autre dimension de taille concerne l’intégration de l’entreprise au cœur de la dynamique de la formation. A titre d’exemple, ce sont les entreprises qui définiront leurs besoins en effectifs, le nombre de personnes à former, et les compétences recherchées.
Le dernier pilier sur lequel s’appuie la réforme est celui de l’intégration éducation/formation. L’urgence réside dans le fait que 200.000 étudiants quittent l’école, chaque année, avant l’âge de 15 ans. 40.000 d’entre eux se dirigent vers le secteur informel. Légalement, il est interdit de s’inscrire d’intégrer formation professionnelle avant cet âge.
C’est pourquoi, M. El Guerrouj entend jouer sur la sensibilisation dès le plus jeune âge. « Nous allons procéder à la sensibilisation à la formation professionnelle dès les 3 dernières années de l’enseignement primaire » indique le ministre.
Faciliter l’accès à la formation pour les PME
Dans la pratique, plusieurs obstacles se dressent contre les entreprises, et plus particulièrement les PME-PMI qui souhaitent s’engager dans la mise à niveau de par la formation. En effet, la complexité des procédures dissuade les dirigeants de souscrire aux programmes de formation continue. Le ministre s’engage à y remédier : « nous allons procéder à une simplification des procédures tout en favorisant la proximité, à travers notamment la mise en place d’une plateforme électronique e-CSF (contrat spéciaux de formation). »
Par ailleurs, le développement des Groupements interprofessionnels d’aide et de conseil permettra d’accompagner les entreprises dans différents secteurs d’activité. « Ces associations professionnelles joueront le rôle de relais entre les niveaux stratégique et opérationnel » explique Mohamed Slassi, président de la commission formation à la CGEM.
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