Le Maroc veut profiter davantage du crédit carbone
La ministre de l’Environnement veut relancer ce levier de croissance. Un label spécifique est en préparation.
« Depuis quelques années, le marché du crédit carbone est tombé. C'est-à-dire que son coût est tombé au plus bas, jusqu’à en devenir insignifiant » constate d’emblée Hakima El Haite, la ministre chargée de l’Environnement.
Pourtant, la volonté au niveau continental est de remettre à niveau ce marché, afin qu’il puisse servir de levier de croissance aux pays en voie de développement. C’est pourquoi, « les pays africains, dont le Maroc, ont souscrit à une initiative lancée par la Banque mondiale, afin de redonner au crédit carbone une réelle valeur » souligne la ministre.
A ce propos, « le Maroc est partie prenante dans cette coalition continentale. Un lobbying qui permettra au Maroc d’acheter les crédits carbones afin de les revendre à des émetteurs de CO2, afin de disposer de fonds qui vont nous permettre de mettre en place des technologies propres » indique la ministre. Au Maroc, l’instance en charge du marché du carbone est le Fonds d’équipement communal.
Parmi les doléances du Maroc à l’échelle internationale figure la simplification des procédures pour la réception des fonds liés à la vente de droits à polluer. « Les procédures sont compliquées pour arriver jusqu’au paiement » constate Mme El Haite.
Mais ce n’est pas l’unique raison. En effet, une simplification des mesures permettra d’étendre la souscription des industriels marocains au marché du crédit carbone. Pour l’heure, seul le projet de l’OCP est enregistré à l’international.
Au centre de ce projet de relance se trouve la nécessité de la labellisation des industriels. Dans ce sens, la ministre indique que le Maroc procédera au lancement du label de l’environnement. A ce propos, le fonds pour l’environnement a été augmenté, passant de 300.000 DH à 450.000 DH.
Pour rappel, le Maroc a souscrit au Mécanisme pour le développement propre (MDP) qui figure parmi les 3 mécanismes proposés par le protocole de Kyoto. Ce mécanisme permet aux pays pollueurs de réaliser leurs objectifs en investissant dans des projets visant à réduire l’émission de gaz à effet de serre dans les pays en voie de développement.
Le portefeuille MDP compte 37 projets qui permettront d’éviter plus de 5,8 millions de tonnes de CO2 par an. 18 d’entre eux sont enregistrés, 6 sont en cours de validation et 13 projets sont à différents stades de réalisation.
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