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CULTURE

Musique: Médias 24 vous propose Nina Simone

Sa vie a été une quête de reconnaissance qui lui a toujours échappé, sauf sur scène où elle a trouvé l’amour de ses fans.

Musique: Médias 24 vous propose Nina Simone
Samir El Ouardighi
Le 19 décembre 2014 à 17h44 | Modifié 19 décembre 2014 à 17h44

La voix rauque de Nina Simone hante toujours les ondes radiophoniques de la planète et figure en bonne place chez les adeptes d’une chanteuse qui préférait être comparée à Maria Callas plutôt qu'à Billie Holiday.

La diva américaine est morte privée de son rêve d’enfant de devenir la première concertiste classique de couleur. Contrairement aux étiquettes de chanteuse de jazz ou de blues qu’on lui accolait, cette pianiste de talent clamait qu’elle jouait simplement de la musique classique noire.

Aussi loin qu’elle l’a pu, Nina Simone a mené son combat pour les droits civiques des noirs pour dénoncer son Amérique natale. En 1968, la grande prêtresse compose un morceau privilégiant les valeurs humaines de la vie contre les valeurs marchandes de l’Amérique blanche et raciste.

Dans cette version live du morceau « I got life » qui a été popularisé par la célèbre comédie musicale « Hair »,  Nina dégage une formidable énergie de vie qui se passe de tous commentaires.

Les atours flamboyants de Nina Simone cachaient mal ses fragilités affectives car, deux fois mariée, elle a toujours été volée par ses maris et agents qui la traitaient comme une bête de somme. Elle a d’ailleurs fini sa vie ruinée et seule malgré la gloire passée.

Il n’en demeure pas moins que son interprétation du morceau « To love Somebody » composé par les frères Gibb des « Bee Gees » en 1967 est une vraie pépite magistrale de justesse qui n’a rien à envier à l’interprétation éponyme de Janis Joplin.

Le morceau « I put a spell on you » a été classé parmi les 500 plus grandes chansons de tous les temps. Nina Simone se livre à une interprétation où le langage musical de son âme en dit beaucoup plus que les paroles de la chanson. Pour reprendre le titre de ce dernier morceau, Nina nous jette un véritable sortilège.

C’est grâce à « My baby just care for me » que la gloire éphémère revient même si elle avait cédé les droits de ce morceau en 1958 pour quelques centaines de dollars.

Il est ironique que cette immense chanteuse ait connu un retour de popularité dans les années 1980 grâce à la diffusion d’une publicité du parfum « Chanel  N°5». Ce standard de jazz rendue célèbre par l’interprétation unique de Nina Simone a du atteindre 30 ans pour devenir un succès planétaire.

A la fin de sa vie, Nina pourchassée par le fisc américain se réfugie dans l’alcool et pour l’anecdote en 1985, elle s’installe ruinée à l’hôtel Idou Anfa de Casablanca pendant quelques mois. Elle s’y produit les rares soirs où elle arrive à tenir debout en rabrouant souvent son public composé de noctambules imbibés pas vraiment mélomanes.

Nina Simone n’est pas devenue comme elle l’aurait voulue la première concertiste noire au monde mais a fini par prendre sa revanche sur la vie en devenant une diva pour l’éternité.

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Samir El Ouardighi
Le 19 décembre 2014 à 17h44

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