Mouvement social chez Bombardier
Une grève de 8 jours a paralysé l’activité de l'usine de Nouaceur, après le licenciement de 5 membres du bureau syndical.
La semaine dernière, alors que le personnel de Bombardier Aerospace North Africa s’apprêtait à élire ses représentants dans le bureau syndical affilié à l’Union marocaine du travail (UMT), les cinq membres du bureau ont été surpris de recevoir des lettres de licenciement par voie de courrier recommandé. C’est du moins ce qu’affirme à Médias 24 une source interne dans l’entreprise.
“Les personnes qui ont été licenciées au début de la semaine dernière étaient les plus anciennes du staff, et leur compétence reconnue de nous tous,” accuse un ouvrier syndicaliste de l’entreprise, qui a requis l’anonymat.
Ce licenciement a provoqué la colère du personnel qui a appelé immédiatement à une grève ouverte jusqu’à l’annulation de la décision du management de l’entreprise. “La grève a démarré le 8 décembre, sur 109 travailleurs, 4 ont travaillé” poursuit notre source.
“La direction de Bombardier a menacé, dans un premier temps, de licencier 8 autres personnes pour nous dissuader de mener la grève. En observant le taux de réussite du mouvement, elle a renoncé,” affirme cet ouvrier, qui travaille comme ajusteur-monteur dans l’usine d’assemblage de Nouaceur du manufacturier aéronautique.
Un round de négociations a eu lieu par la suite, en la présence de représentants des autorités locales, et de dirigeants de l’UMT. Un deal a vraisemblablement été passé : des 5 personnes licenciées, Bombardier n’en récupèrerait que 2, et en contrepartie de la fin de la grève.
Sur ces termes, la grève s’est terminée ce lundi.
“L’objectif de cette grève était de faire admettre à Bombardier que notre droit à nous syndiquer est garanti par la constitution et que la direction n’avait pas à intervenir à ce sujet,” nous déclare le syndicaliste.
Selon ce dernier, la plupart des ouvriers travaillent 52h par semaine, soit 8 heures de plus que ce que prévoit le code du travail. “ Nous sommes payés au salaire minimum, et les heures supplémentaires ne sont pas systématiquement rémunérées”.
La version de Bombardier ainsi que ses arguments ici.
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