40 MMDH pour développer le GNL au Maroc
400 km de gazoduc et plusieurs centrales électriques fonctionnant au gaz naturel liquéfié sont prévus d’ici 2025.
Pour répondre à la demande énergétique croissante de l’industrie et des ménages, maîtriser les approvisionnements énergétiques et développer la filière gazière, le ministre de l’Energie Abdelkader Amara lance un ambitieux Plan national de développement du gaz naturel liquéfié, dévoilé mardi 16 décembre à Rabat.
Introduction massive du gaz dans le mix énergétique
A l’horizon 2020, le plan d’équipements en moyens de production électrique vise à atteindre une capacité globale cumulée de 15.000 MW. La part de cette énergie dérivant du gaz devrait évoluer de 16% aujourd’hui à 31% en 2025.
L’investissement global nécessaire pour réaliser la filière de transformation du gaz en électricité est estimé à 4,6 MM$ (soit 40,6 MMDH). La grande partie de ces investissements sera mobilisée auprès des investisseurs privés, institutionnels nationaux et internationaux.
Une feuille de route en 4 étapes
La feuille de route se déroule en 3 phases :
-la construction du terminal GNL (stockage et regazéification),
-la transformation du gaz en électricité (Gas to Power),
-l’approvisionnement gazier de l’industrie (Gas to Industry).
Une quatrième phase mentionnée par le ministre est l’approvisionnement des ménages en gaz de ville (Gas to Consumers), mais celle-ci devrait intervenir ultérieurement, après maturité de la filière gazière.
La première phase de cette feuille de route consiste en la réalisation du terminal GNL à Jorf Lasfar et d’un gazoduc de 400 km pour un investissement de 2,4 MM$.
La deuxième phase sera assurée par l’installation de centrales à cycles combinés (CCGT), dont l’opérateur sera l’ONEE. Les sites qui pourraient abriter 6.300 MW en CCGT ont dès à présent été identifiés : Tahaddart, Oued El Makhazine, Dhar Doum, Kénitra, El Wahda, Mohammedia et Jorf Lasfar. Le coût de ces infrastructures est estimé à 2,2 MM$.
La mise en service de ces infrastructures est prévue pour le premier semestre 2021.
La troisième phase vise à développer une industrie gazière, hors électricité, et assurer l’approvisionnement des consommateurs industriels.
La filière gazière est très peu développée à l’heure actuelle avec une capacité installée de 850 MW (centrale à cycle combinée de Tahaddart et centrale thermo-solaire d’Aïn Beni Mathar). L’approvisionnement en gaz est assuré par un contrat commercial avec la Sonatrach algérienne qui court jusqu’en 2021.
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