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Clôture du FMDH: les droits de l’Homme ne sont jamais acquis

Après quatre jours de travaux, le FMDH se clôt par une séance regroupant plusieurs intervenants, chacun évoquant des préoccupations différentes, mais tous se mettant d'accord sur un point: les droits de l'Homme ne sont jamais acquis. Il faut sans cesse lutter pour leur promotion.

Clôture du FMDH: les droits de l’Homme ne sont jamais acquis
B.B.
Le 30 novembre 2014 à 16h42 | Modifié 11 avril 2021 à 2h36

"Les droits de l'Homme ne sont pas une belle théorie ou une utopie romantique (...). Ils commencent et s’arrêtent sur le terrain", a déclaré Verena Taylor, représentante du secrétaire général du Conseil de l'Europe, lors de son intervention, ce dimanche 30 novembre à Marrakech.

Elle estime que le Maroc est un "pays qui a accompli des avancées notables dans le domaine des droits de l'Homme", et a "contribué à la révision des normes (internationales) des droits de l'Homme". Néanmoins, "il faut des structures favorisant le dialogue entre les différentes partis prenantes", à savoir les pouvoirs et les ONG, qui ont montré "un grand enthousiasme et un désir d'avancer avec les autorités".

"Les droits de l'Homme ne sont jamais assurés. C'est un travail permanent", a-t-elle poursuivi, soulignant la nécessité de s'engager pour les nouveaux droits, ayant vu le jour suite à l'avancée du numérique.

Michel Forst, rapporteur spécial de l'ONU sur les défenseurs des droits humains, a évoqué les menaces pesant sur les défenseurs des droits humains. "La répression des défenseurs ne se fait pas dans le secret", d'où la nécessité d'élaborer des "mesures législatives pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme".  "Je souhaite que le Maroc soit le fer de lance de la région", en matière de protection des défenseurs des droits de l'Homme. Pour cela, Michel Forst a invité les défenseurs des droits de l'Homme à mettre de la pression sur leurs pays respectifs afin de créer une structure auprès des Nations-Unies, pour la protection des défenseurs des droits de l'homme".

Michel Tubiana, président du Réseau européen des droits de l'Homme, a appelé de ses vœux un aboutissement de la cause palestinienne. "C'est une injustice permanente, un empêchement de vivre de tout un peuple, que nous ne pouvons pas accepter", rappelant que "c'est à la communauté internationale qu'incombe cette responsabilité".

"Comment peut-on penser un seul instant se battre pour les droits de l'Homme sans se battre pour les droits des femmes", a déclaré Michel Tubiana, qui a poursuivi que "contrairement à ce qu'a dit un dirigeant du sud, les femmes ne sont pas complémentaires des hommes, elles sont égales aux hommes".

Concernant la société civile marocaine, Tubiana a estimé qu'elle "est riche de sa diversité et de son impact".

Nassera Dutour, présidente de SOS disparus et de la Fédération méditerranéenne contre les disparitions forcées, a évoqué la souffrance des familles de disparus. "Parfois on souhaite sa mort pour qu'il ne souffre pas, mais après on a des remords". Elle a aussi rendu hommage aux disparus des années de plomb. 

Bassma Khalfaoui Belaid, épouse de Chokri Belaid et présidente de la fondation Chokri Belaid contre la violence, a décrit le climat politique de la Tunisie en 2013, qui a conduit à l'assassinat de Chokri Belaid et de Mohamed Brahmi. Et, citant Chokri Belaid, elle a déclaré que "la violence ne sert que les intérêts des ennemis de la révolution et du peuple tunisien".

"Pourquoi règle-t-on les différends politiques avec la violence? Pourquoi Belaid et Brahmi ont-ils été assassinés? Pourquoi en 2013? C'est pour répondre à ces questions que nous avons créé la fondation", a-t-elle expliqué, précisant qu'elle est là "pour unifier les efforts, afin de lutter pour renforcer les droits de l'Homme. (...) Les organisations locales au Maroc, en Algérie, en Tunisie ont beaucoup fait pour les droits de l'Homme (...) et il faut qu'elles en soient fières".

Adil Bensalah, Fédération des sourds muets du Maroc, a de son coté donné un discours remarquable en langue des signes.  

"C'est la première fois qu'on donne la parole à un sourd pour qu'il parle de sa minorité", s'est-il réjoui. "Qui vient avant, le handicap ou les lois relatives au handicap? C'est le handicap. Ne demandez donc pas aux handicapés de changer, ce sont les lois qui doivent changer".

Navi Pillay a, dans son allocution, dit avoir "observé un exemple d'innovation très prometteur: les discussions des parlementaires du monde entier sur la question: comment renforcer le rôle du parlement dans la promotion des droits de l'Homme? (...). Il y a eu beaucoup de recommandations, et je pense que les parlementaires s'engageront dans des actions directes pour la promotion des droits de l'Homme", et l'adhésion aux mécanismes onusiens relatifs à ces droits.

Driss Yazami, secrétaire général du CNDH, a clôturé les travaux en déclarant que "beaucoup de médias me demandent s'il y aura une déclaration de Marrakech. Plusieurs déclarations seront mises en ligne sur le site du forum dans les prochains heures".


 

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B.B.
Le 30 novembre 2014 à 16h42

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