Les services espagnols au Maroc préparent une grève d’avertissement
Les 300 à 500 salariés répartis entre l’ambassade, les consulats, les établissements scolaires, les instituts culturels et les hôpitaux sont concernés par la grogne. Les syndicats passeront à l’action en décembre.
« Au-delà du blocage des salaires effectif depuis plus de six ans, les accords signés avant 2008 ne sont pas toujours pas appliqués » indique à Médias 24 un membre du Syndicat unitaire des services espagnols affilié à l’Union marocaine du travail (SUSE-UMT).
Le SUSE-UMT, dans un communiqué rendu public ce week-end, appelle au respect des libertés syndicales, à l’application de la législation du travail et à la révision du mode de calcul de la prime d’ancienneté notamment.
300 à 500 personnes concernées
Entre 300 et 500 salariés travaillent pour l’ambassade d’Espagne à Rabat, la demi-douzaine de consulats et autant d’instituts Cervantès présents au Maroc, les écoles et les lycées espagnols du Maroc, les chambres de commerce espagnoles de Tanger et de Casablanca et les hôpitaux espagnols de Tanger et de Tétouan.
Coordonnant son action avec le syndicat espagnol UGT, le SUSE-UMT dénonce le refus de l’ambassade d’Espagne au Maroc « d’engager un dialogue social (…) et de répondre aux initiatives et correspondances pour ouvrir des négociations sérieuses sur les revendications et les problèmes du personnel ».
Plus grave peut-être, le syndicat dénonce « les comportements et les actes d’intimidation de certains responsables », « les entraves et les atteintes à la liberté et à l’exercice du droit syndical ».
Le personnel des services espagnols au Maroc compte tenir, durant la première quinzaine du mois de décembre, des sit-in et une action de port du brassard noir pour faire entendre ses revendications et en signe de protestation contre ses conditions de travail.
Une conférence de presse est prévue ce mercredi 26 novembre au siège de l’UMT à Rabat pour annoncer le détail des actions revendicatives.
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