Indignation après l’arrachage d’une centaine d’arbres en forêt de Bouskoura
Le seul vrai poumon vert de la capitale économique vient de subir une destruction inexpliquée au mépris de la Charte de l’environnement. En cause : le développement d’un projet immobilier.
« C’est avec consternation que nous avons constaté les dégâts opérés à la forêt de Bouskoura », lit-on sur la page Facebook Save Casablanca, un groupe né sur Internet et les réseaux sociaux pour dénoncer les maux qui ravagent la métropole économique.
Photos à l’appui, la même source affirme que sur une large superficie, « ce sont des centaines d’arbres qui ont été abattus et déracinés avec des engins motorisés selon des témoignages, laissant en lieu et place, un terrain ravagé bordé par des allées ; tandis qu’ailleurs dans la forêt, l’abattage est plus clairsemé, le tout laissant penser à un plan méthodique de destruction mettant devant le fait accompli ».
Le groupe animé par l’écrivain Mouna Hachim interpelle les Casablancais sur la question et appelle « toutes les instances concernées (le Wali du Grand Casablanca, le président de la Commune de Bouskoura, le Haut Commissaire aux Eaux et forêts et la Ministre déléguée chargée de l'Environnement) à diligenter une enquête sur place et révéler aux citoyens l’envers de ce projet (ses promoteurs, individus ou institutions) ».
Une action « que rien ne peut justifier dans une ville qui étouffe sous le poids du béton et au passif de laquelle s’enregistrent de nombreuses destructions de son patrimoine sous toutes ses formes possible », regrette Save Casa.
Dans un communiqué publié ce jeudi, l’association de protection de l'environnement Paysage, basée à Agadir, dit avoir confirmé l’information auprès d’activistes de la protection environnementale qui se trouvent sur place.
Selon la même source, cette « exploitation forestière » se fait au profit d’un projet immobilier, et estime qu’à terme, ce genre d’actions risque de priver les Casablancais du seul espace vert dont ils disposent.
Contacté par nos soins, Rachid Fassih, président de l’association, souligne que « la même affaire s’était déroulée il y a près d’un moins dans la région d’Ifrane. Une centaine d’arbres avaient alors été abattus pour les besoins d’un promoteur immobilier ».
« Or, l’investissement ne doit pas se faire au détriment des espaces verts. Les promoteurs immobiliers doivent préserver et améliorer les espaces existants, et non les détruire. Ceci va à l’encontre des principes de développement durable et la loi 99-12 portant Charte nationale de l'environnement et du développement durable » conclut-il.
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