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Le Maroc, mal classé pour les libertés individuelles selon le Prosperity Index

La dernière édition du classement sur la prospérité réalisé par l’Institut Legatum pointe les manquements et les réussites de 142 nations. Le Maroc s’est glissé en 2014 à la 85e position, reculant de trois places.

Le Maroc, mal classé pour les libertés individuelles selon le Prosperity Index
H.O.M.
Le 13 novembre 2014 à 17h43 | Modifié 13 novembre 2014 à 17h43

113e place pour les libertés individuelles sur 142 nations étudiées ! Une claque pour le Maroc, qui ne surprendra probablement pas les activistes et militants marocains de droits de l’Homme. Cette position peu enviable pour le Royaume est le fruit d’analyses publiées par l’Institut Legatum, qui décortique les facteurs générant « la prospérité » au sein d’une nation.

L’organisation, qui publie son édition 2014 du Prosperity Index, estime en effet que la prospérité se compose d’éléments économiques indéniables, mais reste consubstantiellement liée au bien-être de sa population.

Sur la base de ses critères socio-économiques, dont l’entreprenariat et les opportunités financières, la gouvernance, l’éducation, la santé, le capital social ou encore les libertés individuelles, le Maroc ne s’illustre pas dans le classement global en se contentant d’une 85e position. Il chute même de trois places par rapport à 2013 et en perd près de 20 en l’espace de 5 ans.

Si la situation des libertés individuelles plombe les performances du Maroc, le pays est néanmoins sauvé par le secteur économique qui le hisse à la 52e position. Le rapport précise à cet effet que 42,7% de la population pense que « c’est le bon moment pour trouver un emploi », tandis que les coûts indispensables pour démarrer une start-up seraient équivalents à 9,5% du PNB par habitant.

Sur l’aspect social, 59,8% des Marocains sondés estiment que le pays est suffisamment accueillant pour les migrants. Ils sont cependant moins confiants sur les questions de gouvernance : 71,4% jugent que la corruption est courante dans les milieux des affaires et la politique.

En matière d’éducation, le ratio enseignement/élève laisse à désirer avec seulement 1/26. La solidarité ou le capital social semblent en revanche continuer à nourrir les liens sociaux puisque près de 60% des personnes interrogées jugent pouvoir compter sur autrui en cas de besoin.

Malgré des performances en demi-teinte dans le classement général, le Maroc s’en tire honorablement dans la région Mena. Dominée par les Emirats arabes unis (28e sur 142), le classement Mena place le Maroc à la 5e position derrière le Koweït (36e au classement général), Israël (38e), Arabie saoudite (47e) et la Jordanie (82e). Au Maghreb, le Royaume se hisse sur la plus haute marche du podium, bien devant ses voisins tunisiens (92e), algérien (97e) ou égyptien (116e).

Pour l’Institut Legatum, la prospérité est également une réflexion visant à assurer un meilleur futur, alliant revenus et bien-être, tendance prégnante chez les générations montantes. Poursuivant cette logique, le classement salue les performances de la Norvège qui remporte la première place du classement, suivi de la Suisse, de la Nouvelle Zélande, du Danemark et du Canada.

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H.O.M.
Le 13 novembre 2014 à 17h43

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