Ce que dit le capitaine allemand la veille de la finale
Le capitaine de l’équipe allemande de football Phillip Lahm sait bien qu’il a toutes les chances pour mener son équipe nationale vers la victoire. Il détaille dans un entretien son état d’esprit à la veille de la finale de la Coupe du monde. L'entretien est offert à nos lecteurs par la firme Adidas, sponsor de l'Allemagne.
La marque Adidas a fait du capitaine de l’équipe d’Allemagne Philip Lahm son «ambassadeur» à l’occasion de la finale de la Coupe du monde au Brésil. A cette occasion, la marque aux trois bandes a réalisé un entretien du joueur qu'elle offre au public marocain et que Médias 24 publie ci-dessous.
Considéré comme un milieu de terrain durant la campagne de son pays pour la Coupe du Monde, le capitaine allemand Phillip Lahm a changé son poste de défenseur latéral droit après la victoire contre l’Algérie. L’effet de ce nouveau poste a été indéniable. Au début, la défense allemande semblait un peu flasque durant les premiers matchs du tournoi, mais subitement les joueurs ont retrouvé leur prouesse.
Cela représente votre troisième Coupe du monde. Ressentez-vous être le « vieil homme » de la Mannschaft ?
Si c’est le cas, je me sens comme un objet d’un musée de football. Mais heureusement, j’ai seulement 30 ans et j’ai beaucoup d’énergie. Il est très utile d’avoir des joueurs talentueux dans l’équipe. La façon avec laquelle je m’entraine et je vis me permet de faire la même chose qu’il y a dix ans. De même, je possède des années d’expérience en Ligue des Champions UEFA et en football international, ce qui est inestimable.
Vous avez marqué le premier but en Coupe du monde 2006 contre le Costa Rica. Avez-vous préparé quelque chose du même ordre pour 2014 ?
Nous avons plusieurs joueurs plus qualifiés à marquer des buts, mais ça me fait plaisir de marquer encore une fois. Je me souviens très bien de ce but, un excellent tir dans la sixième minute durant le match d’inauguration du tournoi. C’est un agréable sentiment de marquer des buts pour votre pays, j’ai également marqué à la demi-finale de l’Euro 2008 contre la Turquie. Mais je ne peux pas promettre de le faire encore une fois.
Vous pouvez jouer au poste d’arrière gauche ou arrière droite, ainsi qu’en milieu de terrain. L’entraineur de FC Bayern Pep Guardiola vous a qualifié d’un des plus intelligents joueurs avec lesquels il a travaillé. Quel est votre poste préféré ?
Cela apparait comme un cliché, mais je jouerai selon la volonté de M. Guardiola ou M. Low. J’aime bien jouer comme arrière latéral offensif parce que je dispose de plus d’espace et je peux traquer les adversaires. Mais jouer devant la défense est aussi agréable, car je reçois plusieurs ballons et je peux lancer une attaque. Et bien sûr, si vous perdez la balle au milieu, ça peut être très dangereux pour l’équipe, donc vous devez être agile et vigilant.
A quel point désirez-vous affronter les Pays-Bas et de jouer contre votre coéquipier au FC Bayern Arjen Robben ?
Jouer contre Arjen durant l’entrainement est très ardent, mais au moins je joue avec lui lorsque l’action commence le samedi ou le mercredi. Ça sera différent maintenant quand je joue contre Robben pour mon pays. Il est simple de savoir ce qu’il va faire, mais il est très difficile de le stopper. Pourtant, je vais adorer le défi et je fais confiance à ma capacité.
Est-ce que l’Allemagne a un sentiment de revanche suite à la défaite contre l’Espagne en demi-finale de la Coupe du monde 2010 ?
Je l’appellerai pas une revanche, mais nous avons subi quelques défaites désagréables contre eux. A part la demi-finale en 2010, nous avons également perdu la finale de l’Euro 2008. Ils forment une équipe incroyable qui a marqué l’histoire du football. Leur capacité de garder la possession du ballon est terrifiante. Mais grâce à l’influence de M. Guardiola au Bayern, quelques joueurs de notre équipe nationale peuvent imiter le succès de l’Espagne. Nous, les joueurs allemands, possédons nos propres valeurs comme la détermination et le courage. A l’équipe du Bayern, nous avons mélangé ces valeurs avec la philosophie espagnole pour une meilleure efficacité. On espère que la Mannschaft peut faire la même chose.
Quels sont vos souvenirs de la Coupe du monde 2010 ?
Au niveau personnel, j’étais très fier d’être choisi comme capitaine de mon pays pour une Coupe du monde. En tant que footballeur professionnel, cela représente le rêve ultime de chaque joueur. Mais perdre en demi-finale reste quelque chose pénible. Heureusement, nous avons remporté la troisième place contre l’Uruguay. J’ai été le troisième au cours des deux Coupe du monde consécutive. Ça sera bien d’avancer un peu cette fois.
Comment voyez-vous votre rôle de capitaine d’une équipe nationale ?
Je le prends au sérieux et je veux faire tous ce qui est attendu d’un capitaine d’équipe, et même plus. En dehors du terrain, j’essaye d’aider les nouveaux joueurs à se sentir à l’aise afin qu’ils puissent donner leur meilleure performance pour l’équipe. Sur le terrain, je dois assumer mon rôle de capitaine si les choses deviennent difficiles ou complexes. Je dois garder chaque joueur concentré et calme.
Est-ce que les fans ont un impact sur la Coupe du Monde grâce aux médias sociaux ? Et êtes-vous intéressés de ce que pensent les gens en Allemagne ?
Bien sûr, nous voulons toujours savoir ce que les supporters pensent. Des réseaux comme Facebook et Twitter nous gardent motivés. L’une des meilleures choses concernant une victoire c’est de la célébrer, et cela reste encore mieux quand les fans peuvent s’y joindre. Les messages durant les grands tournois sont bienvenus. J’aime bien quand les fans envoient des tweets amusants.
Comme plusieurs sportifs de haut niveau, vous êtes adroit dans plusieurs disciplines sportives. Avez-vous apporté des équipements destinés à pratiquer d’autres sports ?
Je joue au golf et aux fléchettes, et avant je faisais du ski. Mais mon sport préféré, c’est le snooker. Je possède une table professionnelle de snooker et j’aime bien jouer à la maison. Ça serait amusant si notre résidence au Brésil possédait des équipements de snooker.
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