Coronavirus: deux cas en Algérie... faut-il s’inquiéter?
La récente découverte de deux cas d’infection au corona virus en Algérie ravive l’inquiétude quant à une introduction de la maladie au Maroc. Des questions se posent. Quelles sont les mesures préventives? Le virus constitue-t-il un danger? Médias 24 a interrogé le ministère de la Santé.
Le ministère de la santé algérien a publié, samedi dernier, un communiqué confirmant la découverte de deux cas atteints par le corona virus. Il s’agit de deux hommes revenus de la Omra en Arabie Saoudite.
Quelques semaines seulement nous séparent de la vague de départs pour la Omra du mois de ramadan, mais le ministère de la Santé ne semble pas s’inquiéter pour autant.
Médias 24 s’est entretenu avec Abderrahman Ben Mamoun, chef de division des maladies transmissibles au ministère de la santé. Pour lui, rien ne justifie l’adoption de mesures urgentes. «Les deux cas d’atteintes par le corona virus en Algérie n’ont toujours pas été confirmé par l’OMS, mais cela ne signifie pas que nous excluons l’hypothèse de leur existence,» déclare A. Ben Mamoun avant d’ajouter qu’il n’y a pas lieu «d’adopter d’autres mesures que celles qui sont actuellement recommandées par l’OMS.»
Selon la même source, la maladie est géographiquement confinée dans la région Est de l’Arabie Saoudite, loin des lieux de pèlerinage. De plus, au niveau mondial, tous les cas découverts sont des cas importés. Cette réalité n’exclut pas qu’il puisse y avoir des cas de transmission de la maladie dans les lieux saints au moment du pèlerinage.
Pour y remédier, le ministère de la Santé a pris une série de mesures, inchangées depuis un mois. Dans une démarche préventive, des dépliants seront distribués dans les aéroports aux voyageurs en partance vers l’Arabie Saoudite. Cette note insiste principalement sur l’hygiène et la propreté, comme meilleurs moyens de se prémunir contre le danger d’une infection. De plus, des masques seront distribués aux pèlerins avant leur départ, et ce pour limiter les risques de contagion liée à la proximité.
Ce même dépliant dicte la conduite à tenir en cas d’apparition des premiers symptômes de la maladie. «Nous recommandons de consulter un médecin dès lors qu’un sujet présente un cas de fièvre, lié à des difficultés respiratoires. Si les signes apparaissent au retour, il est primordial de faire un diagnostic dans l’un des deux centres agréés; à l’institut Pasteur à Casablanca, ou à l’institut national de la santé à Rabat,» insiste A. Ben Mamoun.
Pour l’heure, l’extension de la maladie n’est pas inquiétante. Notre interlocuteur estime que «le nombre de cas de transmissions entre humains n’est ni important, ni inquiétant. Actuellement, les cas d’infections sont précisément localisés dans les frontières avec les Emirats Arabes Unis. Il peut s’agir d’une souche qui trouve son foyer chez les dromadaires.» Et d’ajouter: «il est fort possible que la vitesse de propagation du virus diminue lorsque ce dernier se sera « humanisé. L’humain développera les défenses immunitaires pour l’abattre. C’était d’ailleurs le cas du virus H1N1 dont on n’entend presque plus parler, aujourd’hui. »
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