Climat des affaires, le Partenariat de Deauville salue les progrès du Maroc
Les experts du partenariat de Deauville se sont réunis mercredi à Skhirat sous l’égide de la Banque islamique de développement (BID) pour débattre du thème «Maroc, pays aux possibilités d’investissement illimitées».
Les experts sont unanimes sur les progrès accomplis par le Maroc depuis 10 ans en matière d’amélioration du climat des affaires, même s’il reste encore beaucoup à faire notamment en ce qui concerne la transparence et la formation.
Des progrès considérables salués par le partenariat de Deauville
Alors que la région MENA a été agitée par de grandes difficultés ces dernières années, le Maroc a su tirer son épingle du jeu grâce aux réformes structurelles qu’il a engagées, rappelle Ahmed Mohamed Ali, Président de la BID. La stabilité économique et sociale du pays lui a permis de traverser la crise financière et de continuer à attirer les investissements directs étrangers (IDE).
Pour améliorer le climat des affaires et attirer les IDE, depuis 10 ans, le pays a fait de gros efforts d’investissement dans les infrastructures, notamment de transport. Le Comité National de l’Environnement des Affaires (CNEA) a également été mis en place et a permis, grâce à une relation étroite avec le secteur privé, d’identifier un plan d’actions pour les réformes.
Enfin, l’Agence Marocaine de Développement de l’Investissement (AMDI) a été mise en place en 2010 pour promouvoir les investissements étrangers au Maroc. Sa démarche proactive a permis un meilleur ciblage des secteurs et des investisseurs.
Le pays a ainsi gagné 41 places au classement Doing Business sur les 5 dernières années, dont 8 places sur la dernière année. Les flux entrants d’IDE ont, en conséquence, augmenté de 40% en 2013, par rapport à 2012. Selon Mamoune Bouhdoud, ministre délégué aux petites entreprises et à l’intégration du secteur informel, «beaucoup reste encore à faire, mais la dynamique est lancée».
Dans la concurrence mondiale que se livrent les pays pour attirer les IDE, le Maroc dispose de plusieurs atouts :
- Une stabilité macroéconomique dont la préservation est au cœur des préoccupations nationales ;
- Une stabilité politique ;
- Une position géostratégique unique au carrefour de l’Europe, de l’Afrique et du monde arabe ;
Maintenant qu’on a le hardware, il faut développer le software
Malgré les progrès accomplis, plusieurs domaines restent encore perfectibles, notamment la transparence et la formation. Des centres de formation ont été créés pour répondre aux besoins des investisseurs dans les domaines particuliers, notamment l’automobile et l’aéronautique. Mais c’est l’ensemble du secteur éducatif qui doit être dynamisé et mis en adéquation avec les ambitions de développement du pays.
Les lenteurs administratives et judiciaires ont également été pointées du doigt par le Vice-Président de la CGEM, Salaheddine Kadmiri. Il y a aujourd’hui un véritable besoin d’accélération de la modernisation de l’administration publique, en particulier dans ses rapports aux investisseurs. La simplification et la fluidification des procédures permettront au Maroc d’être plus réactif et donc plus concurrentiel sur la scène internationale.
Sur le plan règlementaire, la refonte de la Charte des investissements est urgente. Le Maroc a besoin d’un outil unique pour régir l’investissement qui s’articule avec les stratégies sectorielles et qui soit issu d’un consensus public/privé. L’adoption de cette nouvelle charte devra être suivie d’une mise en œuvre effective sur l’ensemble du territoire. La loi sur la concurrence en cours d’examen par le parlement devrait également marquer un pas important dans l’amélioration du climat des affaires.
Une meilleure exploitation des potentialités est possible, notamment à travers un positionnement plus important sur les marchés africains et une dynamisation des investissements au sein du monde arabe. Le Maroc a un vrai rôle de hub régional à jouer.
Sur le plan national, le challenge réside dans une meilleure répartition des investissements sur le territoire national pour un développement régional harmonieux.
Selon Patrick Dupoux, du Boston Consulting Group, «le hardware est là, la phase suivante c’est maintenant le développement du software : l’innovation, la formation et le fonctionnement en pôle de concurrence».
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