Colère dans un vol entre Rabat et Beauvais
Ambiance électrique dans un vol de la compagnie Ryanair entre Rabat et Beauvais, samedi. Les passagers, déroutés à Nantes, ont refusé de descendre de leur appareil pour manifester bruyamment leur mécontentement, rapporte Metro, qui va jusqu’à parler d’une véritable prise d’otage.
A l’origine, un passager fait un malaise, samedi en fin d’après-midi, ce qui contraint l’engin à faire escale à Madrid, avant de repartir au milieu de la nuit. La routine, ou presque. Une fois arrivé à l’aéroport de Beauvais (en région parisienne), l’appareil ne peut y atterrir, car « un couvre-feu, pris par un arrêté préfectoral, y interdit les mouvements d’avions après minuit, pour limiter les nuisances sonores », écrit Metro. Interdire les mouvements d'avions nocturnes quand on est une ville qui accueille un aéroport, c’est on ne peut plus sage !
Bref, dans l’urgence, l’avion de la compagnie bon marché, avec à son bord 170 passagers, a été dérouté vers Nantes. A cet instant, l’équipage quitte sereinement l’appareil, tandis que les passagers à bord et à bout de nerfs refusent de descendre. Cela n’augure rien de bon, bien au contraire : un témoin parle d’une authentique « prise d'otage d'un avion et de son équipage par un groupe de passagers mécontents, mais surtout irrespectueux(…), certains d'entre eux ont même pillé de la nourriture, des boissons surtout alcoolisées, des cigarettes, du parfum et tout ce qui avait un peu de valeur ».
D’autres témoins qui ont participé à l’action se montrent plus modérés : « Je ne suis ni un pilleur ni un preneur d'otage. Nous étions fatigués, énervés par une situation mal gérée, nous avions soif, nous avions faim, nous n'avions aucune information sur notre sort, et donc en proie aux rumeurs les plus délirantes », confie ce passager au journal français. « Nous nous sommes permis de nous dédommager nous-mêmes en prenant les boissons et la nourriture », ajoute un autre.
Finalement, un compromis a été trouvé : la compagnie irlandaise a affrété des bus vers 5 heures du matin pour permettre à ses clients de rejoindre l'aéroport de Beauvais depuis Nantes. Tout est bien qui finit bien.
Un internaute n’y va pas par quatre chemins : « dommage que l'avion ne soit pas resté a Rabat », commente-t-il, sarcastiquement.
à lire aussi
Article : Les prévisions météo pour ce lundi 4 mai
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 4 mai 2026, établies par la Direction générale de la météorologie: - Temps assez chaud sur le Sud […]
Article : Holmarcom-BMCI : valorisation, fusion avec Crédit du Maroc, cadre réglementaire… les clés pour comprendre le deal
ROUND UP. Le rachat de BMCI par Holmarcom ouvre une nouvelle phase dans le secteur bancaire marocain. Derrière l’annonce, plusieurs questions structurent déjà le marché : valorisation de la banque, rapprochement avec Crédit du Maroc, cadre réglementaire et effets sur la concurrence. Décryptage des principaux enjeux.
Article : Décès du chanteur égyptien Hany Shaker
Le célèbre chanteur égyptien Hany Shaker est décédé ce dimanche 3 mai à l’âge de 73 ans, des suites d'une longue maladie.
Article : African Lion : recherches en cours après la disparition de deux militaires américains à Tan-Tan
Deux militaires américains participant à l'exercice African Lion 2026 ont été portés disparus le samedi 2 mai vers 21h, au niveau d’une falaise à Cap Draa, dans la région de Tan-Tan.
Article : Réglementation des psychologues : une réforme en cours… et des initiatives qui interrogent
Le chantier de réglementation de la profession de psychologue, enclenché par le gouvernement il y a quelques mois, suscite une multiplication d’initiatives politiques et associatives. La dernière en date est une proposition de loi déposée le 27 avril au Parlement par le PPS. Une dynamique qui interroge, tant sur ses motivations que sur sa portée réelle.
Article : E-méthanol : le Maroc doit transformer un défi réglementaire en avantage stratégique
L’e-méthanol fait partie des paris stratégiques du Maroc pour s’imposer sur le marché européen des carburants verts. Cependant, l’accès à ce marché exige un CO₂ d’origine renouvelable. Pris entre des sources de CO₂ biogénique limitées et la nécessité de respecter les normes européennes, les projets marocains d’e-méthanol avancent sur une ligne de crête.