Les finances des Habous passent au peigne fin dès 2014
Un Conseil supérieur du contrôle financier est prévu dans le projet de loi de Finances. Doté d’un budget de fonctionnement de 6,2 millions de DH, il suivra de près les finances de ce ministère opaque depuis toujours.
La grande muette sera bientôt secouée. Non, ici il n’est pas question de l’armée, mais de l’administration des Habous et des Affaires islamiques. Son opacité est reconnue, à demi-mot, par Ahmed Taoufiq lui-même. En effet, la semaine dernière, il a déclaré devant des membres de la commission parlementaire des Affaires étrangères : «Nous ne sommes pas des connaisseurs en matière de communication». Une réponse censée justifier «l’omerta» qui entoure son département.
Mais dès 2014, la donne changera. Une nouvelle instance verra le jour et aura pour charge de contrôler les finances des Habous. Son nom est sans équivoque: le Conseil supérieur du contrôle financier des Habous.
C’est en tout cas ce que révèle le projet de loi de Finances pour l’année prochaine qui prévoit un budget de fonctionnement de 6,2 millions de DH. «C’est une bonne idée. Toutefois, son application requiert la mise en place préalable d’un code propre au Habous ainsi que la production de 10 textes réglementaires. La semaine dernière, les deux textes qui restaient en suspens ont été mis dans le circuit», ajoute le ministre des Affaires islamiques.
Venons-en au budget du département en 2014. Le projet de loi de finances lui attribue une dotation de 3,75 milliards de DH dont 2,35 MMDH alloués au fonctionnement et 1,4 MMDH à l’investissement. Une enveloppe décevante pour ce ministre qui s’attendait «à beaucoup mieux afin de compenser la coupure budgétaire de 2013».
Les dépenses du personnel à elles seules s’élèvent à 408 MDH, soit 17,35% du budget de fonctionnement, en croissance de 26,34% par rapport à 2013. Cette évolution se justifie par la création de 350 nouveaux postes afin de régulariser la situation de certains diplômés des programmes de formations des Imams et des Mourchidines.
Pour ce qui est des mosquées, un budget de 504 MDH leur est attribué, nettement inférieur à celui de 2013 qui s’élevait à 1,07 MMDH.
L’enseignement originel n’est pas en reste. Il mobilise un budget de 265,78 MDH dont 207,78 MDH dédié au fonctionnement et 58 MDH réservé à l’investissement.
à lire aussi
Article : Les prévisions météo pour ce lundi 4 mai
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 4 mai 2026, établies par la Direction générale de la météorologie: - Temps assez chaud sur le Sud […]
Article : Holmarcom-BMCI : valorisation, fusion avec Crédit du Maroc, cadre réglementaire… les clés pour comprendre le deal
ROUND UP. Le rachat de BMCI par Holmarcom ouvre une nouvelle phase dans le secteur bancaire marocain. Derrière l’annonce, plusieurs questions structurent déjà le marché : valorisation de la banque, rapprochement avec Crédit du Maroc, cadre réglementaire et effets sur la concurrence. Décryptage des principaux enjeux.
Article : Décès du chanteur égyptien Hany Shaker
Le célèbre chanteur égyptien Hany Shaker est décédé ce dimanche 3 mai à l’âge de 73 ans, des suites d'une longue maladie.
Article : African Lion : recherches en cours après la disparition de deux militaires américains à Tan-Tan
Deux militaires américains participant à l'exercice African Lion 2026 ont été portés disparus le samedi 2 mai vers 21h, au niveau d’une falaise à Cap Draa, dans la région de Tan-Tan.
Article : Réglementation des psychologues : une réforme en cours… et des initiatives qui interrogent
Le chantier de réglementation de la profession de psychologue, enclenché par le gouvernement il y a quelques mois, suscite une multiplication d’initiatives politiques et associatives. La dernière en date est une proposition de loi déposée le 27 avril au Parlement par le PPS. Une dynamique qui interroge, tant sur ses motivations que sur sa portée réelle.
Article : E-méthanol : le Maroc doit transformer un défi réglementaire en avantage stratégique
L’e-méthanol fait partie des paris stratégiques du Maroc pour s’imposer sur le marché européen des carburants verts. Cependant, l’accès à ce marché exige un CO₂ d’origine renouvelable. Pris entre des sources de CO₂ biogénique limitées et la nécessité de respecter les normes européennes, les projets marocains d’e-méthanol avancent sur une ligne de crête.