Classement des hôtels, toujours à l’étape de sensibilisation
Grand messe, ce 22 novembre à Casablanca, des professionnels de l’industrie hôtelière. Les attentes des participants convergent vers une offre d’hébergement rentable. Pour ce faire, la refonte du régime actuel de la classification hôtelière au Maroc s’impose. Synthèse.
Le classement des établissements hôtelier est un débat qui remonte aux Assises du Tourisme de 2010. La signature de la convention de partenariat entre le ministère du Tourisme, l’Organisation mondiale du tourisme, OMT et le PNUD, en décembre 2012, semblait augurer d’une véritable avancée dans la refonte de la législation relative au classement des hôtels. Mais jusqu'à présent seules des pistes de réflexion ont été divulguées.
Ce jeudi 22 novembre à Casablanca, les professionnels du secteur se sont réunis autour de la thématique «Enjeux et leviers d’amélioration de l’hébergement touristique au Maroc». Ce séminaire organisé en partenariat avec l’Organisation Mondiale du Tourisme et la Fédération Nationale de l’Industrie hôtelière, a porté sur le partage d’expériences en vue de réformer le système de classement hôtelier. Chantier qui devrait aboutir prochainement à la proposition d’une nouvelle loi portant statut des établissements touristiques au Maroc.
Les revendications des participants à cette journée ont tourné autour de la modernité dans la révision du périmètre de classement, de la souplesse dans la coordination et l’allègement des procédures administratives. De plus, elles s’inscrivent aussi dans une approche d’efficacité de manière à ce que les grilles s’alignent sur les normes internationales et qu’un nouveau système d’évaluation soit mis en place.
Cette rencontre aura également permis de se faire une idée sur les nouveautés qui seront introduites dans le prochain système de classement des Etablissements d’hébergement touristique (EHT). Tout d’abord, il comprendra deux volets obligatoire et volontaire en matière de labellisation et de certification. Ensuite, il y aura une révision des types d’hébergement concernés par le système de classement. En cours également, l’élaboration et la fixation de référentiels spécifiques à l’hygiène et à la sécurité. Ces critères seront déterminants pour toute demande de classement.
Autre apport. Il est prévu de revoir le processus des autorisations et de classements. Et dans la foulée, la composition des commissions de classement sera revue. Côté contrôle, un corps d’auditeurs spécialisé dans le classement et le contrôle des établissements hôteliers touristiques sera constitué. Il y aura même l’introduction de la notion d’audit mystère notamment pour les hôtels classés 3 étoiles et plus.
Les discussions avec les professionnels vont encore se poursuivre avant l’élaboration d’un texte juridique refondant le système dans sa globalité, tant en terme d’approche que de qualité de contrôle.
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