Maroc-Mesures pour la sécurité des établissements scolaires
Les services de sûreté viennent de se réunir avec les directeurs de certains établissements scolaires relevant de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaer pour examiner les moyens de mettre en œuvre la circulaire ministérielle conjointe des départements de l'Intérieur et de l'éducation nationale relative à la sécurité des établissements scolaires.
Lors de cette rencontre de communication, le contrôleur général Mouloud Oukhouya, préfet de police adjoint, a informé les directeurs de ces établissements sur l'action menée par la préfecture de police de Rabat pour relever les défis sécuritaires dans le milieu scolaire, assurant que la sécurisation des établissements scolaires est au cœur des préoccupations de l'administration centrale, soucieuse de l'application de la circulaire conjointe, indique un communiqué de l'Académie régionale de l'éducation et de la formation de Rabat.
M. Oukhouya a insisté que le principal défi pour les services de sûreté consiste à assainir les espaces scolaires de tous les phénomènes dangereux et lutter contre tout individu susceptible de porter atteinte à la sécurité des élèves et des cadres éducatifs, suivant des approches fondées essentiellement sur l'intensification des rondes au sein du milieu scolaire, et la consécration de la communication permanente avec les directeurs des établissements concernés, en tenant en compte leurs revendications.
Ces efforts prévoient également le lancement d'une campagne de sensibilisation auprès des élèves, des visites d'établissements scolaires, l'ouverture sur les différents intervenants du secteur éducatif, y compris les associations des parents d'élèves et les acteurs de la société civile actifs dans ce domaine.
De leur côté, les chefs des arrondissements de police à Rabat ont dressé un état des lieux de la situation sécuritaire des établissements scolaire de la région, avec des chiffres à l'appui, mettant en avant le nombre d'interventions et des personnes interpellées, les moyens intervention et la nature des dangers qui guettent ces établissements.
Pour leur part, les directeurs des établissements représentés ont été unanimes, dans leurs interventions, à souligner les améliorations concrètes de la situation sécuritaire en générale, faisant état du recul de certains problèmes malgré la persistance de cas isolés.
Pour certains directeurs, les établissements scolaires qui représentent une grande tranche de la population, doivent jouir de la priorité absolue d'autant plus que les personnes scolarisées nécessitent une protection spéciale dans la mesure où c'est une catégorie particulièrement visée par les trafiquants de drogue et les harceleurs, pour les filles, outre l'exploitation de certains élèves par divers réseaux actifs dans différentes activités illicites.
Dans leurs interventions, ils ont largement abordé les problèmes dont les staff administratif et éducatif sont appelés à gérer, notamment la présence de personnes étrangères aux établissements concernés, le harcèlement sexuels dont font l'objet les filles à l'entrée de ces enceintes, le trafic de drogue, outre les épisodes d'agression et de violence dont sont victimes les élèves en particulier pendant l'automne où les sorties d'écoles le soir coïncide avec la tombée de la nuit, outre la multiplication des activités commerciales à proximité des établissements scolaires, ce qui nuit au bon déroulement de l'action éducative.
Parmi les revendications des directeurs exprimées à cette occasion, figurent notamment la création de centres de sûreté près des établissements scolaires, une demande qui reste, toutefois, difficile à réaliser selon le préfet de police adjoint, eu égard à l'étendue du déploiement des unités de sûreté et d'autres contraintes relatives à l'effectif et le besoin de sécurité des autres établissements publics, pour conclure que la réalisation de la sûreté scolaire est tributaire de l'efficacité des interventions et la coopération des différents intervenants, ainsi que de l'activation des cellules de vigilance.
(par la MAP)
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