Droits des femmes: le Washington Post se moque du Maroc

Selon le World Economic Forum, le Maroc est l’un des pires pays pour les femmes. Un constat repris par le Washington Post qui raille le Maroc en rappelant sa loi rétrograde sur le viol et en citant le cas d’Amina Filali.   

Droits des femmes: le Washington Post se moque du Maroc

Le 28 octobre 2013 à 14h19

Modifié 11 avril 2021 à 2h35

Selon le World Economic Forum, le Maroc est l’un des pires pays pour les femmes. Un constat repris par le Washington Post qui raille le Maroc en rappelant sa loi rétrograde sur le viol et en citant le cas d’Amina Filali.   

Vendredi 25 octobre, le World Economic Forum publiait son rapport annuel sur les inégalités entre les sexes dans 136 pays. Malgré les lois adoptées et les conventions internationales ratifiées, le Maroc était classé 129ème.

Ce qui n’est pas pour déplaire à une journaliste du Washington post, qui, dans un article intitulé «les 7 restrictions les plus ridicules sur les droits des femmes à travers le monde», rappelle l'article 475 du Code Pénal marocain qui permet à un violeur d'échapper à la prison en épousant sa victime.

Une loi que la Maroc a en commun avec l’Arabie Saoudite, précise le Washington Post.

«Les victimes de viol peuvent être accusées de crimes. Beaucoup, beaucoup de pays ne parviennent pas à protéger les victimes de viol, mais certains vont plus loin, en punissant les femmes pour avoir quitté la maison sans un compagnon de sexe masculin, pour avoir passé du temps en tête à tête avec un homme, ou pour être tombée enceinte après », écrit le célèbre journal américain.

« Le cas le plus connu est peut-être celui de la fille d'Al Qatif en Arabie saoudite, mais un récent suicide au Maroc a lui aussi provoqué un tollé », écrit le journal, en faisant allusion au cas d’Amina Filali.

« Amina Filali, une fille de 16 ans, s'est suicidée après avoir été contrainte d'épouser l'homme qui l'avait violé, conformément à une loi qui invalide les accusations de viol si les deux parties se marient », conclut l’article.

Pour revenir aux 7 restrictions les plus ridicules sur les droits des femmes à travers le monde, l’article cite en premier lieu l’Inde.

Dans certaines régions du deuxième pays le plus peuplé au monde, les règles de la sécurité routière ne s'appliquent pas aux femmes. Par exemple, elles ne sont pas obligées de porter un casque de moto, ce qui cause la mort de milliers de femmes chaque année.

Aussi loufoque que cela puisse paraître, l’article nous apprend également qu’au Yémen, une femme est considérée comme la moitié d’un témoin. Elle n’est pas reconnue comme une personne à part entière devant le tribunal. En réalité, cette disposition trouve sa source dans une certaine interprétation, restrictive, de la charia.

En Arabie Saoudite et au Vatican, les femmes ne peuvent pas voter, alors qu’au Yémen, les femmes ne peuvent pas quitter la maison sans la permission de leurs maris.

Toujours en Arabie Saoudite les femmes n’ont pas le droit de conduire. Il s’agit là d’un sujet d’actualité. 

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