La Mecque: le Hajj entre dans sa phase finale
Des centaines de milliers de fidèles ont commencé mardi à Mina, près de La Mecque, le rituel de la lapidation d’une stèle symbolisant Satan, au premier jour de la plus grande fête musulmane, l’Aïd al-Adha.
Ce rituel marque la fin du Hajj, le pèlerinage à La Mecque, qui n’a rassemblé cette année que quelque 1,5 million de fidèles contre 3,2 millions en 2012.
Les pèlerins, des hommes, vêtus de deux morceaux de tissu blanc non cousus, et des femmes portant des vêtements couvrant tout le corps, ont envahi dès le début de la journée la vallée de Mina.
Le flot des fidèles est canalisé par les soldats et les policiers déployés en nombre pour contrôler le mouvement de la foule à l’approche du lieu du rituel.
Les fidèles jetaient des cailloux sur des stèles représentant Satan, un rituel qui peut durer trois jours mais qu’on peut achever en deux jours.
La réduction de moitié du nombre de pèlerins a rendu l’accomplissement de ce rituel plus aisé, ont indiqué des fidèles.
«La foule cette année est moins compacte et ses mouvements sont plus fluides», a ainsi estimé un pèlerin pakistanais Shiraz Khorshid.
«Mon pèlerinage se déroule bien et l’organisation a été bonne sur tous les lieux du Hajj», a ajouté M. Khorshid, employé dans un centre de formation professionnelle dans l’est de l’Arabie saoudite.
«Le pèlerinage de cette année est meilleur que celui de l’année dernière avec moins d’embouteillages et on a pu emprunter pour la première fois le train» reliant les différents sites, a renchéri Turkey Al-Ashwal, une Yéménite qui participe au Hajj pour la deuxième année consécutive.
Une foule en mouvement
Les pèlerins sont en mouvement depuis dimanche dans un périmètre d’une dizaine de kilomètres. Ils ont quitté La Mecque pour Mina avant de prier sur le Mont Arafat. Après avoir reflué à Mouzdalifa, ils sont revenus à Mina.
Les différents groupes sont revenus à Mina en suivant leurs guides qui arborent les drapeaux ou les bannières de leurs pays.
Un groupe de pèlerins syriens ont marché derrière un drapeau de la rébellion, qui tente de renverser le régime du président syrien Bachar al-Assad.
Certains pèlerins égyptiens montraient le signe de ralliement au président islamiste Mohamed Morsi, déposé par l’armé, brandissant leurs mains avec quatre doigts dressés. Mais aucune manifestation politique n’a eu lieu, les autorités saoudiennes interdisant formellement ce genre de démonstration.
L’Arabie saoudite a réduit cette année de moitié le nombre de pèlerins en invoquant le risque d’une épidémie de coronavirus MERS, dont elle est le foyer principal, et les travaux d’agrandissement des lieux saints de La Mecque.
Les autorités ont assuré qu’aucun cas de contamination par ce virus n’a été recensé parmi les pèlerins alors qu’il a fait ces derniers mois 60 morts dans le monde, dont 51 en Arabie saoudite.
Le début du rituel de lapidation de Satan coïncide avec la première journée de l’Aïd al-Adha, ou la fête du sacrifice, célébrée par les musulmans à travers le monde.
La lapidation symbolise, selon la tradition musulmane, la résistance à Satan qui est apparu en trois endroits différents au patriarche Abraham pour le dissuader de sacrifier, comme le lui ordonnait Dieu, son fils Ismaël. Alors qu’il s’apprêtait à sacrifier son fils, Abraham a reçu un mouton qu’il a égorgé à la place.
Les musulmans immolent une bête à cette occasion pour se rappeler le geste du patriarche Abraham.
Par le passé, la lapidation de Satan a été marquée par des bousculades et un incendie mortels dans la ville de toile dans la vallée de Mina.
Les autorités saoudiennes ont depuis choisi d’utiliser des tentes ignifuges.
Le Hajj, plus grand pèlerinage annuel au monde, est l’un des cinq piliers de l’islam que tout fidèle est censé accomplir au moins une fois dans sa vie s’il en a les moyens.
(Par AFP)
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