Message royal aux participants au Congrès mondial des cités et gouvernements locaux unis
Le Roi Mohammed VI a adressé un message aux participants au IVe Congrès mondial des cités et gouvernements locaux unis qui se tient du 1er au 4 octobre à Rabat.
Dans un message lu par Fathallah Oualaalou, président du conseil de la ville de Rabat, le Roi a appelé à engager la réflexion sur les meilleures solutions qui pourraient être adoptées dans les différents domaines de gestion locale, et à identifier les voies et moyens scientifiques les plus efficients pour promouvoir la bonne gouvernance dans la gestion des villes.
le Roi a souligné qu'il s'agit là d'attentes «auxquelles il est impératif de répondre, d'autant plus que les collectivités territoriales sont confrontées à des défis liés, en grande partie, à la valorisation de leur rôle en tant qu'acteur économique».
Il leur appartient, aux côtés de l'Etat évidemment, d'attirer les investissements générateurs de richesses et d'opportunités d'emploi, susceptibles d'assurer une vie meilleure aux citoyens, et de contribuer efficacement à transcender les problématiques économiques actuelles, a poursuivi le Souverain, faisant remarquer que les collectivités territoriales ont la particularité de disposer d'une grande marge de manœuvre «qui leur permettra sans aucun doute d'assumer comme il se doit le rôle important qui leur échoit».
Adhésion constante au processus de décentralisation territoriale
Le développement économique, l'investissement dans le capital humain, le renforcement des liens de solidarité entre les collectivités territoriales, outre l'adoption d'une démarche innovante dans la gestion de la diversité au sein de ces collectivités et la maîtrise de l'avenir de l'essor urbanistique en cours, sont des préoccupations d'une brûlante actualité, a souligné le Souverain, ajoutant qu'«il est impératif que les gouvernements centraux et les gouvernements régionaux et locaux unissent leurs efforts et travaillent de concert pour surmonter les effets pervers de cette crise».
Le Roi a, dans ce sens, rappelé les réformes fondamentales engagés au Maroc, notamment la constitutionnalisation de la régionalisation avancée, destinée à mettre en place une organisation territoriale intégrée et qui inaugure une nouvelle phase dans le processus de consolidation de la démocratie locale et du positionnement des collectivités locales comme partenaire majeur de l'Etat et du secteur privé, dans la gestion des questions de développement.
Et de préciser que «c'est dans ce contexte que le Maroc a présenté une initiative audacieuse qui accorde aux provinces du Sud une autonomie permettant aux populations de la région de gérer démocratiquement leurs affaires locales dans le cadre de l'unité du Royaume et de sa pleine souveraineté sur ses territoires».
Rappelant, en outre, que l'adhésion constante du Maroc au processus de décentralisation territoriale trouve son expression en particulier dans l'extension progressive du périmètre de compétences et d'interventions des collectivités locales, afin que celles-ci puissent assumer pleinement les missions qui leur sont dévolues en matière de développement. Le Roi a affirmé qu'«il n'est plus admissible aujourd'hui, du point de vue de la bonne gouvernance territoriale, que la sphère centrale ait, seule, vocation à définir les stratégies de développement destinées à l'échelon territorial».
Au Maroc, a expliqué le Souverain, «on est passé de la tutelle administrative traditionnelle sur les actions de ces collectivités, au renforcement du système de contrôle à postériori de la justice administrative et financière sur lesdites collectivités. Celles-ci devraient donc disposer d'une plus grande latitude pour prendre leurs décisions dans le cadre d'une autonomie responsable et selon les règles et les normes régissant l'Etat de droit».
Le Roi a, également, mis en avant les mesures entreprises en vue de conforter les acquis démocratiques du pays, et de développer une vision nouvelle pour la construction d'institutions modernes, fondées sur la participation effective de toutes les composantes de la société, notamment l'intégration de l'approche du genre dans les politiques publiques et l'ouverture pour la jeunesse des perspectives d'une large participation politique, l'objectif étant que ces deux catégories de la société contribuent à la gestion de la chose publique, et confortent leur rôle comme partie prenante incontournable dans les différents domaines.
Le Souverain a, de même, évoqué l'Initiative nationale pour le développement humain, lancée en Mai 2005, et qui «représente un chantier modèle dans le domaine des politiques publiques».
«Son objectif est de prendre à bras le corps les dysfonctionnements et les déséquilibres que connaissent certaines régions et certains quartiers, en butte à la pauvreté et la précarité. Il s'agit, pour y parvenir, de s'atteler à la réalisation d'un développement harmonieux et durable, qui place l'homme au centre des priorités nationales et des enjeux actuels en termes de démocratie et de développement», a expliqué le Roi.
Le Souverain a, d'autre part, indiqué la tenue de cette rencontre au Maroc «représente un puissant levier qui incite les autorités locales élues dans notre pays à tirer parti des expériences originales des pays précurseurs en matière de décentralisation territoriale et de démocratie locale, et à se prévaloir des approches et des stratégies qui sont de nature à consolider et renforcer le système de gouvernance territoriale, selon les spécificités locales de chacun».
Le Roi a, également, assuré que le Maroc partage tous les objectifs et les ambitions légitimes de CGLU, visant l'instauration de collectivités territoriales vivant dans la sécurité et la quiétude, de même qu'il soutient totalement sa stratégie pour conforter sa position en matière de gouvernance internationale, par le truchement des Nations Unies, ainsi que les conclusions issues du 3e congrès de l'Organisation à Mexico, concernant le renforcement du rôle de la culture comme quatrième pilier du développement durable, parallèlement à ceux de la croissance économique, de l'intégration sociale et de l'équilibre écologique.
(Avec MAP)
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