Sénégal: une croissance de 4,6% prévue en 2014
Le Sénégal prévoit un taux de croissance de 4,6% en 2014, sur la base d’un regain de l’activité économique soutenu principalement par des investissements dans différents secteurs, a indiqué le gouvernement sénégalais dans un communiqué reçu dimanche par l’AFP.
Ces données économiques ont été communiquées lors d’un conseil des ministres extraordinaire présidé samedi par le chef de l’Etat Macky Sall. Le ministre de l’Economie et des Finances et son collègue délégué chargé du Budget ont «présenté les grandes lignes et les orientations arrêtées dans le projet de budget de 2014», a indiqué le gouvernement.
Les deux ministres ont expliqué que «le projet de budget de 2014 a été élaboré sur la base d’un taux de croissance projeté à 4,6% (en 2014), contre 4% en 2013», a-t-il ajouté.
De même source, ces prévisions reposent sur le constat d'«un regain de l’activité économique soutenu principalement par les investissements dans les secteurs de l’agriculture, des infrastructures, de l’autoroute de Diamniadio (première autoroute à péage du pays, entre Dakar et sa banlieue), de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD)», en construction à Diass (plus de 40 km à l’est de la capitale).
Parmi les éléments ayant permis le regain de l’activité économique, le gouvernement a également évoqué les investissements dans le secteur de l’énergie, avec une «amélioration de la distribution d’énergie électrique», et il a cité aussi «la mise en oeuvre de plusieurs autres projets structurants».
«Sur la base de ces données (...), les recettes budgétaires sont projetées à 1.633 milliards (de FCFA, près de 2,5 milliards d’euros), les appuis et dons sont prévus pour un montant de 233 milliards (de FCFA, plus de 355 millions d’euros)», a-t-il poursuivi.
Quant au déficit budgétaire, il «est projeté à 396 milliards (4,9 % du PIB), contre 406 milliards (5,4 % du PIB) en 2013», soit près de 604 millions d’euros en 2014, contre près de 617 millions d’euros en 2013.
Le Fonds monétaire international (FMI) a fait état de la même estimation de croissance à 4,6% pour le Sénégal en 2014, mettant toutefois en garde contre des «pressions supplémentaires» sur les dépenses, notamment dans le secteur de l’énergie, dans un communiqué publié après une mission dans le pays.
«Un environnement international moins défavorable, l’amélioration de la situation sociopolitique dans la sous-région et la bonne pluviométrie enregistrée jusqu’à présent devraient constituer un contexte plus propice à la croissance du PIB, qui s’établirait à 4,6% en 2014», a estimé la mission, dirigée par Hervé Joly, qui a séjourné au Sénégal du 4 au 17 septembre.
Selon elle, pour 2013, «la croissance du PIB pourrait être d’environ 4%» après «3,5% en 2012».
Pour 2014, l’accélération «de l’activité serait également soutenue par les investissements d’infrastructures et l’activité d’extraction minière. L’inflation resterait modérée à environ 2%», a indiqué le FMI
Toutefois, «le secteur de l’électricité continue (...) à générer des manques à gagner importants, limitant la capacité du gouvernement à financer des dépenses prioritaires pouvant contribuer notamment à une croissance plus forte, soutenue et créatrice d’emplois», a-t-il poursuivi, affirmant avoir discuté avec Dakar, entre autres sujets, de l’accélération des réformes engagées notamment dans le domaine de l’énergie.
Pour le FMI, «le ralentissement des réformes, par exemple dans le secteur de l’énergie ou dans le domaine de la réforme de l’Etat, implique aussi des pressions supplémentaires sur les dépenses en 2014 et sur le moyen terme. Ces développements compliquent l’atteinte de l’objectif de réduction du déficit budgétaire à 4,6% du PIB en 2014, mais aussi affectent la composition et l’efficacité de la dépense publique.»
«A ce titre, la mission a réitéré sa préoccupation par rapport à la situation du secteur énergétique, qui constitue un lourd fardeau pour les finances publiques (plus de 2% du PIB par an) et un frein important à la compétitivité et la croissance de l’économie», a-t-il dit.
Depuis quelques années, le secteur de l’électricité est en crise au Sénégal, avec des coupures régulières qui ont suscité quelques fois des manifestations spontanées de colère à Dakar et ses banlieues.
(Par AFP)
à lire aussi
Article : Défense : les F-16 marocains concernés par un nouveau contrat américain sur les missiles AMRAAM
Attribuée à Raytheon pour 398,6 millions de dollars, l’enveloppe porte sur des travaux liés au système D4/C9, avec une échéance fixée à décembre 2027. Le Maroc figure parmi les pays partenaires du dispositif FMS, aux côtés notamment des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite, du Japon, d’Israël et du Royaume-Uni.
Article : My Education lance “MY WAY”, un programme dédié aux compétences du XXIe siècle
Destiné aux jeunes de 9 à 16 ans, le dispositif combine des activités régulières, des bootcamps, des stages immersifs et des interventions en milieu scolaire.
Article : Le Groupe BCP et Western Union inaugurent un service de transfert d’argent instantané vers le Maroc
Grâce à une intégration API directe entre les deux systèmes, les fonds envoyés depuis l’étranger peuvent désormais être crédités automatiquement sur le compte bancaire du bénéficiaire.
Article : Les prévisions météo pour le mardi 30 juin
Voici les prévisions pour le mardi 30 juin, établies par la Direction générale de la météorologie : - Temps chaud sur le Sud-Est, le Souss, […]
Article : Attijariwafa bank signe avec les entreprises chinoises des grands chantiers africains
Le mémorandum conclu avec la Chinca, représentée par son président Fang Qiuchen, vise à rapprocher les marchés du continent des groupes actifs dans les infrastructures, l’énergie et l’ingénierie. Côté marocain, l’accord a été paraphé par Youssef Rouissi, directeur général délégué en charge du corporate & investment banking.
Article : Djibouti : lors de la fête nationale, 160 para-commandos formés au Maroc défilent
Présidée par Ismaïl Omar Guelleh, la cérémonie du 49e anniversaire de l’indépendance a mis en scène une montée en capacité des forces armées. L’Agence djiboutienne d’information y voit aussi l’un des signes visibles de la coopération sécuritaire engagée avec Rabat.