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SFR continue de plomber les résultats de Vivendi

Le groupe français de médias et de services télécoms Vivendi a annoncé jeudi des résultats du premier semestre, de nouveau affectés par la performance de sa filiale télécoms SFR, mais conforme aux attentes des analystes.  

SFR continue de plomber les résultats de Vivendi
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Le 29 août 2013 à 10h12 | Modifié 29 août 2013 à 10h12

«Les activités de Vivendi pour tous ses métiers ont réalisé des résultats en ligne avec nos attentes pour l’ensemble de l’année», a déclaré le président du directoire, Jean-François Dubos.

Le repli de 11,2% du bénéfice net du conglomérat au premier semestre, à 1,03 milliard d’euros, et la légère révision à la baisse des perspectives annuelles de Canal+, SFR et GVT «étaient attendus», selon un courtier de la place de Paris.

Les analystes de Citi Bank qualifient eux les résultats de «décents», balançant entre la «mauvaise surprise» que représente la révision des prévisions annuelles et la «bonne surprise» de voir les cessions engagées et la bonne utilisation des liquidités qui en découlent.

En milieu de matinée, le titre Vivendi gagnait 0,98% à 15,50 euros à la Bourse de Paris, dans un marché en hausse de 0,27%.

L’opérateur SFR, dont les ventes ont connu un fléchissement de 11,3% sur un an à 5,1 milliard d’euros, a revu à la baisse sa prévision de résultat opérationnel pour 2013 à 2,8 milliards contre 2,9 milliards précédemment. Cette révision est due «à la prise en compte de la taxe Copé» pour financer le cinéma, a expliqué Philippe Capron, le directeur financier du groupe.

Si le chiffre d’affaires de l’activité mobile s’inscrit en baisse de 17,4%, la croissance nette du parc d’abonnés s’élève à 809.000 clients portant le parc d’abonnés mobiles à 17,3 millions.

«SFR porte en germe le redressement qu’on attend pour l’année prochaine. On commence à avoir un effet des mesures de réduction de coûts», a souligné M. Capron. Mais concernant l’éventuelle introduction en bourse du deuxième opérateur français, «nous ne sommes pas prêts à vous en parler», a-t-il ajouté.

Les autres filiales du groupe sont, elles, en croissance.

Les ventes de Canal+ ressortent en hausse de 5,3% sur le semestre à 2,6 milliards d’euros, grâce notamment à «l’intégration des nouvelles activités de la télévision gratuite (D8 et D17) en France» et ainsi qu’en Pologne.

Mais en raison d’un marché publicitaire «moins favorable que prévu», Canal+ revoit légèrement sa prévision d’Ebita 2013 aux environs de 650 millions d’euros, contre 670 auparavant.

La filiale de télécoms brésilienne GVT, dont le chiffre d’affaires reste en progression de 14,7% à 884 millions d’euros, voit elle aussi ses prévisions annuelles revues à la baisse. Elle passe d’une prévision de croissance des vente de près de 20% à 15% pour 2013.

Toutefois, sa marge d’Ebitda qui était attendue à près de 40% est maintenant prévue «supérieure à 40%».

Quant à Universal Music group, dont les ventes ont augmenté de 16,3% à 2,2 milliards d’euros, il voit ses prévisions annuelles confirmées.

Le chiffre d’affaires du groupe s’est établi à 10,8 milliards d’euros de janvier à juin, en légère baisse de 1,5% sur un an. Le résultat opérationnel a chuté lui de 27% à 1,4 milliard d’euros. Ces chiffres ne tiennent pas compte des filiales Activision Blizzard et Maroc Telecom, cédées ou en cours de cession dans le cadre de sa revue stratégique, indique Vivendi.

«Le groupe va céder l’essentiel de sa participation dans Activision Blizzard et est entré en négociations exclusives pour la vente du groupe Maroc Telecom et le produit de ces cessions donnera une plus grande flexibilité financière à Vivendi», a assuré M. Dubos.

Selon le groupe, ces deux cessions, une fois finalisées et ajoutées à celle de Parlophone devraient ramener l’endettement financier net de Vivendi à 6,5 milliards d’euros, «contre 17,4 milliards d’euros au 30 juin 2013 et de 13,4 milliards d’euros au 31 décembre 2012».

(Par AFP)

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Le 29 août 2013 à 10h12

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