img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
ECONOMIE

Le HCP confirme sa prévision de croissance de 4,4 % en 2013

La croissance de l'année 2013 est tirée par la production agricole. On note ralentissement des activités non agricoles, mais celles-ci repartent légèrement à la hausse. Cette amélioration coïncide avec une légère reprise dans les pays industrialisés.

Le HCP confirme sa prévision de croissance de 4,4 % en 2013
Par
Le 11 août 2013 à 12h19 | Modifié 11 août 2013 à 12h19

Le HCP vient de publier sa nouvelle note de conjoncture trimestrielle, qui analyse l’évolution de l’activité jusqu’à la fin du 1er semestre et dresse des prévisions pour le reste de l’année.

L'étude de la conjoncture économique revêt une importance particulière pour les décideurs. C’est un baromètre d'indicateurs de phénomènes annonciateurs de tendances qu'il importe d'appréhender dans les meilleurs délais.

Légère amélioration de l’environnement international au deuxième trimestre 2013

L’analyse des indicateurs conjoncturels des principaux partenaires commerciaux du Maroc montre une certaine éclaircie au deuxième trimestre 2013. Elle confirme la poursuite du redressement de l’activité économique des pays avancés, de près de 1,6%, en rythme annualisé.

Les effets générés par le redressement de l’activité économique des pays avancés, au  cours du deuxième trimestre 2013, se seraient traduits par une hausse de 2,3%, en  variation annuelle, du commerce mondial. Cette situation aurait profité aux échanges extérieurs du Maroc, dont l’amélioration aurait concerné beaucoup plus les exportations (+3,5%) que les importations (-1,5%). Le déficit commercial du Maroc s’est, ainsi, allégé de 5,6%, s’établissant à près de 53 milliards de DH. Il faudrait signaler qu’en dépit du repli de 9,5%, en variation annuelle, des exportations du phosphate et de ses dérivés, dans un contexte de reflux de leurs cours sur le marché mondial, les ventes extérieures des autres produits ont été plus dynamiques, réalisant une hausse de 8,3%.

Légère accélération de la croissance économique nationale

Le rythme d’évolution annuelle du produit intérieur brut se serait légèrement accéléré selon les estimations du HCP, au deuxième trimestre 2013, atteignant près de 4,3%, après +3,8% au premier trimestre.

Cette accélération repose, principalement, sur les performances du secteur agricole, dont la contribution à la croissance économique globale s’élève à 2,8 points. Le raffermissement des récoltes céréalières, fourragères et certaines légumineuses, ayant profité du retour des conditions climatiques printanières favorables, aurait appuyé le redressement de la production végétale.

En outre, la reprise attendue de la production avicole, après une baisse de 5,6% en 2012, et l’amélioration des activités d’élevage, consécutive à l’apaisement des tensions sur le marché des aliments de bétail et à la disponibilité des parcours végétatifs, auraient favorisé une hausse de près de 4,8% de la production animale.

Hors agriculture, l’activité aurait continué à évoluer au ralenti, affichant une progression de 1,8%, en variation annuelle, contre +4,5% au cours de la même période une année auparavant. Ce sont particulièrement les activités secondaires, notamment les mines, le bâtiment et les travaux publics, qui ont continué à brider le raffermissement des activités non-agricoles.

Le retournement à la baisse de l’activité de la construction, amorcé au premier trimestre 2013, se serait, en effet, poursuivi au deuxième trimestre, pour se situer à -3,6%, en rythme annuel.

Les ventes de ciment ont poursuivi leur fléchissement au rythme de -4,1%, après -12%, au premier trimestre 2013. A noter, également que la demande adressée au secteur de l’immobilier aurait accusé une certaines correction, illustrée à travers le recul du flux net des crédits immobiliers accordés aussi bien aux particuliers qu’aux promoteurs immobiliers.

Le repli du BTP se serait traduit par une contraction des activités industrielles qui lui sont liées, particulièrement les matériaux de construction.

A l’inverse, les industries agroalimentaires et celles de la chimie et parachimie ont continué de soutenir l’industrie, réalisant des hausses de 3,4% et de 7,8%, respectivement. Globalement, la valeur ajoutée industrielle aurait crû de 1,9%, au deuxième trimestre 2013, contre +0,5% un trimestre plus tôt. Cette reprise n’aurait pas permis au secteur de sortir de sa phase de ralentissement conjoncturel, amorcée au début de 2012.

A la différence des secteurs secondaires qui continuent de pâtir de la faiblesse de la demande qui leur est adressée, l’activité touristique aurait poursuivi sa reprise au deuxième trimestre 2013, réalisant une hausse de 4,6%, en variation annuelle, de sa valeur ajoutée, après +3,7% au premier trimestre.

Cette amélioration a été ressentie au niveau des recettes voyages et des arrivées des touristes étrangers qui se seraient raffermies de 5,5% et 2,2% respectivement, lors de la même période. Pour leur part, les nuitées touristiques auraient crû de 7,4%, en glissement annuel, grâce à la consolidation des nuitées des non-résidents, en particulier celles des touristes anglais et allemands. A l’inverse, celles des résidents auraient été moins dynamiques.

Evolution modérée de la demande intérieure

La croissance de la demande intérieure serait restée terne au deuxième trimestre 2013, pénalisée par la baisse de l’investissement productif, qui aurait atteint -2,7%, au lieu de +4,6%, une année auparavant.

Cette contraction aurait, principalement, concerné l’investissement adressé aux activités de construction ; les transactions immobilières ayant poursuivi leur phase de ralentissement conjoncturel, après avoir régressé de 7,8% au premier trimestre 2013.

La consommation des ménages se serait, pour sa part, améliorée, affichant une croissance de 3,9%, dans un contexte marqué par une hausse de 2,7% des revenus extérieurs et une augmentation de 2,5% des prix à la consommation.

Faible création monétaire et tendance baissière du marché boursier

Le déficit de liquidité du marché monétaire s’est creusé au deuxième trimestre 2013, après un léger desserrement d’étau au début de l’année. Corrigée des effets saisonniers, la masse monétaire aurait augmenté de 1,5% au deuxième trimestre 2013 et s’accroîtrait de 0,6% au troisième trimestre, en glissements trimestriels.

 Les taux d’intérêt directeurs sont restés stables, alors que les taux d’intérêt des adjudications des bons du Trésor se sont légèrement accrus, au deuxième trimestre 2013. Cette pression à la hausse est surtout liée à l’accroissement des besoins de financement sur le marché monétaire. Le dernier emprunt du Trésor sur le marché international n’a eu qu’un effet limité sur la baisse des tensions sur les taux d’intérêt.

Le marché des actions a, pour sa part, poursuivi sa tendance baissière au deuxième trimestre 2013, creusant encore plus ses pertes annuelles.

 La baisse de la valorisation boursière, sur fond de la poursuite du ralentissement de l’activité économique non-agricole et des fluctuations de la conjoncture économique au niveau international, aurait concerné la majorité des actions cotées. Les indices MASI et MADEX ont reculé, respectivement, de 12,6% et 13%, en glissements annuels, au deuxième trimestre 2013.

Perspectives pour le second semestre 2013 : un léger mieux attendu

D’ici la fin de l’année 2013, l’activité dans les économies avancées resterait soutenue (+1,6%, en rythme annualisé, par trimestre). Le climat conjoncturel mondial resterait globalement favorable par rapport au point bas atteint en 2012.

Avec la poursuite de l’activité, les importations des pays avancés, notamment européens, encore faibles en début d’année, s’accéléreraient et le commerce mondial croîtrait de 4,1% et 4,7% en glissements annuels, aux troisième et quatrième trimestres 2013.

Dans ce contexte, la demande mondiale adressée au Maroc progresserait au rythme de 2,2% et 3,4% aux mêmes périodes.

Globalement, et compte tenu de la poursuite de l’amélioration du climat conjoncturel international, la croissance économique nationale devrait atteindre, au troisième trimestre 2013, près de 4,2%, en rythme annuel. Ainsi, et en intégrant l’acquis de croissance dans les estimations de la croissance économique pour l’ensemble de l’année en cours, celle-ci devrait s’établir aux environs de 4,4% en 2013, après avoir été de 2,7% une année auparavant.

La valeur ajoutée du secteur primaire progresserait de 19,4%, après une baisse de 7,2% en 2012, alors que les activités non-agricoles connaîtraient un net ralentissement, affichant un affermissement de 2,1%, contre 4,3% en 2012.

DANS LE VERT

Environnement international

Agriculture, céréales, fourrages,

Production avicole

Production animale

Tourisme

Agro alimentaire

Chimie parachimie

Consommation des ménages

Demande mondiale adressée au Maroc

Conjoncture dans les pays industrialisés

 

DANS LE ROUGE

Mines

BTP

Matériaux de construction

Investissement productif

Bourse de Casablanca

Pêche

Finances publiques

Déficit commercial

 

NOTA: l’usage du conditionnel dans cet article signifie à chaque fois qu’il ne s’agit pas de chiffres définitifs mais d’estimations.

 

SOURCE : HCP. Note de conjocnture n°22

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 11 août 2013 à 12h19

à lire aussi

Ozone. Le tribunal refuse d’étendre le redressement aux filiales du groupe de Aziz El Badraoui
DROIT

Article : Ozone. Le tribunal refuse d’étendre le redressement aux filiales du groupe de Aziz El Badraoui

Le tribunal de commerce de Rabat a rejeté la demande d’extension du redressement judiciaire d’Ozone à ses filiales. La procédure reste limitée à la société mère. Les juges s'attèlent sur le cas des dirigeants, dont Aziz El Badraoui, visés par une demandes de sanctions patrimoniales pour fautes de gestion.

Le dirham s'apprécie face au dollar
Marché de change

Article : Le dirham s'apprécie face au dollar

Ce mercredi 29 avril 2026 vers 8h30, la première cotation centrale USD/MAD de la journée, telle que publiée par Bank Al-Maghrib (BAM), fait ressortir la […]

Le Canada reconnaît le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme base pour une solution du différend régional autour du Sahara marocain
DIPLOMATIE

Article : Le Canada reconnaît le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme base pour une solution du différend régional autour du Sahara marocain

Le Canada "reconnaît le plan d’autonomie" proposé par le Maroc "comme base pour une solution mutuellement acceptable" au différend régional autour du Sahara marocain.

Secteur privé. Le grand manque à gagner pour l’économie marocaine (Banque mondiale)
ECONOMIE

Article : Secteur privé. Le grand manque à gagner pour l’économie marocaine (Banque mondiale)

La Banque mondiale accorde une large place au secteur privé dans son rapport croissance-emploi sur le Maroc. Si le Royaume a su préserver une stabilité macroéconomique et maintenir un niveau d’investissement élevé sur les deux dernières décennies, cette dynamique ne se traduit pas suffisamment en productivité, en emploi formel durable et en revenus privés.

Chatbot Médias24. La Banque mondiale publie son diagnostic du secteur privé au Maroc
Chatbots de Médias24

Article : Chatbot Médias24. La Banque mondiale publie son diagnostic du secteur privé au Maroc

Le rapport "Diagnostic-pays du secteur privé", élaboré par le Groupe de la Banque mondiale et publié ce mardi 28 avril 2026, vise à identifier les opportunités d’investissement privé inexploitées ainsi que les obstacles connexes. Il analyse les moyens de stimuler l'investissement privé au Maroc pour favoriser une croissance inclusive et créer des emplois de meilleure qualité. Explorez le document via ce chatbot.

Hydrocarbures au Maroc. Et si l'on cherchait au mauvais endroit ?
Energie

Article : Hydrocarbures au Maroc. Et si l'on cherchait au mauvais endroit ?

Et si le Maroc était à l'aube de son "moment norvégien" ? Une étude scientifique récente plaide pour un changement de paradigme des cibles d’exploration offshore au Maroc et révèle que les ressources les plus importantes pourraient se cacher dans des cibles négligées jusqu'alors. Un pari à tenter ?

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité