Tunisie: le débat sur la Constitution reprend dans le calme
Le débat sur le projet de Constitution tunisienne a repris mardi matin dans un hémicycle à moitié vide mais dans le calme, contrairement à la veille lorsque la séance avait dégénéré en échange d'invectives entre opposants et islamistes au pouvoir.
La séance a débuté avec plus d'une heure de retard en présence de seulement 110 députés sur 217, selon l'ONG Al-Bawsala qui observe et analyse les travaux de l'Assemblée nationale constituante (ANC). Pourtant 170 députés au total ont demandé à s'exprimer sur le projet de Constitution, qui est débattu pour la première fois en séance plénière.
L'ANC est vivement critiquée par les médias et les observateurs pour ses dysfonctionnements, notamment l’absentéisme chronique des élus. La fonction première de l'Assemblée est depuis plus de vingt mois la rédaction de la Loi fondamentale devant créer des institutions pérennes à la suite de la révolution de janvier 2011.Le premier débat sur le projet lundi a été complètement paralysé par des opposants laïques qui ont empêché par leurs cris le rapporteur sur la Constitution, Habib Kheder, de s'exprimer. En réaction, certains responsables du parti islamiste au pouvoir, Ennahda, ont insulté leurs détracteurs.
L’ANC manque un rendez-vous avec l’histoire
Mardi matin, le calme régnait dans l’hémicycle et un cadre du parti Ennahda, Ameur Larayedh, a été le premier à prendre la parole pour défendre le projet de loi fondamentale en estimant qu'il garantissait « tous les droits et libertés ». La presse tunisienne se montrait mardi très sévère avec les élus du pays. Le quotidien francophone « La Presse » relevait en Une que « l'ANC manque un rendez-vous avec l'Histoire », tandis que « Le Temps » voit dans ce « dialogue de sourds (...) un prélude difficile pour la Constitution ». « Pressions considérables ».
Le « débat général » entamé lundi marque le début du processus d'adoption de la Constitution. A l'issue de ce débat, un calendrier d'examen article par article devra être fixé. Le texte devra recueillir le soutien des deux-tiers des 217 députés pour éviter la tenue d'un référendum et permettre des élections avant la fin de l'année.
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