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Relaxe de Naoufal Chabat : son avocat s’explique

La Cour d’appel de Fès a rendu publique ce mercredi sa décision. Me Mohamed Tchiche, avocat de la défense, livre son sentiment.  

Relaxe de Naoufal Chabat : son avocat s’explique

Le 5 juin 2013 à 17h42

Modifié 5 juin 2013 à 17h42

La Cour d’appel de Fès a rendu publique ce mercredi sa décision. Me Mohamed Tchiche, avocat de la défense, livre son sentiment.  

Le verdict vient de tomber. La Cour d’appel de Fès s’est prononcée sur le sort du fils du Secrétaire général du parti de l’Istiqlal, Hamid Chabat. Ce mercredi 5 juin, elle a décidé de relaxer «Chabat Junior».

«C’est une décision qui arrive au bon moment pour mettre fin aux manœuvres des manipulateurs du droit», s’exclame Mohamed Tchiche, avocat de la défense auprès du barreau de Fès. Et pour cause ! Cette affaire a alimenté aussi bien les rubriques des faits divers que celle du champ politique.  

Naoufal Chabat mouillé dans une affaire de stupéfiants

Naoufal, l’un des jeunes fils de Hamid Chabat, est mis en accusation depuis le 9 mai 2012 pour une affaire de stupéfiants. Le tribunal de première instance de Fès a condamné à 3 ans de prison ferme et astreint à une amende de 10 000 DH, chacun des quatre accusés.  

Parmi les compagnons de cellule de Naoufal, on retrouve un officier de police, un hôtelier, un commençant et un DJ. Tous ensembles, ils sont désormais innocentés par la Cour d’appel de Fès. L’audience devant le juge de l’appel, du 22 mai dernier s’était soldée par un report de séance, pour ce 5 juin.

Qu’est-ce qui explique, cet arrêt de la juridiction de 2e degré ?

Selon la défense, cette victoire résulte « des nombreuses contradictions qui se sont manifestées durant l’audience. C’est d’ailleurs le fondement de ma plaidoirie. J’ai relevé les incohérences des déclarations des témoins à charge», explique Me Tchiche.

Il précise par la suite la méthodologie utilisée : «J’ai comparé les énonciations des procès verbaux de la police judiciaire, les rapports du juge d’instruction avec les minutes du procès en 1ère instance et celles de l’audience de cour d’appel».

Le principal témoin était en préventive

Le principal témoin dans ce dossier, un certain Abdelouahed Hamouda, connu dans le milieu sous «Zarieta» avait particulièrement aggravé le cas du jeune Chabat. La défense s’est escrimée à démonter son témoignage.

«Il avait parlé d’une transaction entre lui et Naoufal portant sur la vente de stupéfiants, soi-disant en 2010. Sauf qu’à cette époque, ledit Zarieta était sous les verrous en détention préventive», raconte Me Tchiche à titre d’illustration. Les exemples de ce genre ne manquent pas. Ils sont repris dans les attendus de l’arrêt de la Cour d’appel de Fès.

La Brigade nationale de la police judiciaire, BNPJ, dispose d’un délai de 10 jours avant de diligenter un pourvoi en cassation. Mais, Me Tchiche reste confiant : «à mon sens, la BNPJ désire l’application du droit et non pas manifester un parti pris».


 

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