Coronavirus: Le Maroc élargit la définition des cas suspects

Le ministère de la Santé a mis à jour, lundi 9 mars, la définition de cas suspectés d’infection au coronavirus. La nouvelle définition inclut également le séjour dans les pays où la transmission du virus est locale, ainsi que toute personne ayant voyagé à l'étranger.

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Coronavirus: Le Maroc élargit la définition des cas suspects  (Photo AFP)

Le 10 mars 2020 à 16:00

Modifié le 10 mars 2020 à 16:49

La définition de cas possible d’infection au COVID-19 est régulièrement mise à jour par la direction de l’Epidémiologie et de lutte contre les maladies, en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique à l’échelle internationale. Il s'agit du deuxième changement à ce jour. Cet élargissement aura des conséquences au niveau des contrôles aux frontières

Nouvelle définition 

Ainsi, selon un document du ministère de la Santé, dont Médias 24 détient copie, un cas possible de coronavirus sera à présent évoqué devant l’une des quatre situations suivantes :

1- toute personne présentant une infection respiratoire aiguë (IRA):

* et ayant voyagé ou séjourné dans un pays enregistrant une transmission communautaire ou locale du virus, dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes ;

* ou était en contact avec un cas confirmé d’infection par le Sras-Cov-2, deux jours avant et pendant que ce dernier était symptomatique.

Notons que les pays de transmission communautaire du virus à l’heure actuelle sont la Chine, la Corée du Sud, l’Iran, l’Italie et Singapour.

Les pays de transmission locale du virus sont pour l'instant la France, l’Allemagne, l’Espagne, la Suisse, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique, la Norvège, la Suède et le Japon.

2- toute personne hospitalisée pour pneumonie non expliquée par d’autres étiologies possibles et, ayant voyagé ou séjourné à l’étranger, dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes.

3- tout professionnel de santé exerçant dans un hôpital où un cas de COVID-19 est pris en charge, ou dans un laboratoire ayant manipulé des prélèvements d’un cas confirmé de COVID-19, qui présente une pneumonie sans signes en faveur d’autres étiologies possibles.

4- toute survenue de cas groupés d’infections respiratoires aiguës graves, avec ou sans notion de voyage ou de contact avec un cas confirmé de COVID-19, doit être signalé et investigué.

Les principaux changements sont mis en gras.

"La définition de cas est évolutive"

Contacté par Médias24, Mohammed Lyoubi, directeur de l’Epidémiologie et de la lutte contre les maladies au ministère de la Santé nous a expliqué qu'"il s'agit du deuxième changement après la première définition. Comme annoncé dès le départ et comme c’est le cas au niveau de tous les pays du monde, la définition de cas suspects d’infection de coronavirus est évolutive".

"Cette définition est destinée aux professionnels de santé et non au public. Elle permet de détecter un cas suspect de maladie si un patient se présente et répond à un certain nombre de critères. Ces critères sont regroupés et classés pour que la suspicion de maladie se fasse de la même manière par tous les professionnels de santé au niveau du territoire national. Cette technique permet d’unifier les critères de suspicion de la maladie".

"Au départ, la définitio prenait en compte la provenance de Chine. Le virus s'est ensuite propagé dans d’autres pays, tels que la Corée du Sud, l’Iran et l’Italie. Il a donc fallu changer la première définition, pour inclure la provenance de ces trois pays. A présent, le virus s'est propagé dans certains départements de France, d’Allemagne, d’Espagne, du Royaume-Uni et de Suisse. La nouvelle définition prend donc en compte ce critère. Les voyageurs contrôlés sont donc ceux qui arrivent des pays enregistrant une transmission communautaire ou locale du virus", ajoute le directeur de l'épidémiologie. 

"La redéfinition du cas d'infection est prévue dans notre plan national de veille et riposte à l'infection au Covid-19, et préconisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ainsi que l’ensemble des pays, pour leurs professionnels de santé".

"En termes de gestion de la situation, l'élargissement de la définition de cas suspects d'infection nous fait plus de cas suspects à investiguer et à analyser en laboratoire", conclut M. Lyoubi.

Signalement d'un cas

Selon le document du ministère, "le médecin doit signaler tout cas possible à l’unité de veille, de sécurité sanitaire et de santé-environnement de la délégation provinciale de la santé, qui procède à la notification du cas au service de santé publique de la direction régionale de la santé".

Le signalement par les médecins peut se faire via le numéro économique Allo-veille. La vérification de la définition de cas, y compris les zones géographiques de transmission locale du virus, doit se faire avec la personne de garde au niveau du CNOUSP (Centre national d'opérations d'urgence en santé publique). 

Une fois le cas est validé définitivement comme cas possible, l'investigation épidémiologique et virologique doit être déclenchée. 

(Photo AFP)

Coronavirus: Le Maroc élargit la définition des cas suspects

Le 10 mars 2020 à16:03

Modifié le 10 mars 2020 à 16:49

Le ministère de la Santé a mis à jour, lundi 9 mars, la définition de cas suspectés d’infection au coronavirus. La nouvelle définition inclut également le séjour dans les pays où la transmission du virus est locale, ainsi que toute personne ayant voyagé à l'étranger.

La définition de cas possible d’infection au COVID-19 est régulièrement mise à jour par la direction de l’Epidémiologie et de lutte contre les maladies, en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique à l’échelle internationale. Il s'agit du deuxième changement à ce jour. Cet élargissement aura des conséquences au niveau des contrôles aux frontières

Nouvelle définition 

Ainsi, selon un document du ministère de la Santé, dont Médias 24 détient copie, un cas possible de coronavirus sera à présent évoqué devant l’une des quatre situations suivantes :

1- toute personne présentant une infection respiratoire aiguë (IRA):

* et ayant voyagé ou séjourné dans un pays enregistrant une transmission communautaire ou locale du virus, dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes ;

* ou était en contact avec un cas confirmé d’infection par le Sras-Cov-2, deux jours avant et pendant que ce dernier était symptomatique.

Notons que les pays de transmission communautaire du virus à l’heure actuelle sont la Chine, la Corée du Sud, l’Iran, l’Italie et Singapour.

Les pays de transmission locale du virus sont pour l'instant la France, l’Allemagne, l’Espagne, la Suisse, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique, la Norvège, la Suède et le Japon.

2- toute personne hospitalisée pour pneumonie non expliquée par d’autres étiologies possibles et, ayant voyagé ou séjourné à l’étranger, dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes.

3- tout professionnel de santé exerçant dans un hôpital où un cas de COVID-19 est pris en charge, ou dans un laboratoire ayant manipulé des prélèvements d’un cas confirmé de COVID-19, qui présente une pneumonie sans signes en faveur d’autres étiologies possibles.

4- toute survenue de cas groupés d’infections respiratoires aiguës graves, avec ou sans notion de voyage ou de contact avec un cas confirmé de COVID-19, doit être signalé et investigué.

Les principaux changements sont mis en gras.

"La définition de cas est évolutive"

Contacté par Médias24, Mohammed Lyoubi, directeur de l’Epidémiologie et de la lutte contre les maladies au ministère de la Santé nous a expliqué qu'"il s'agit du deuxième changement après la première définition. Comme annoncé dès le départ et comme c’est le cas au niveau de tous les pays du monde, la définition de cas suspects d’infection de coronavirus est évolutive".

"Cette définition est destinée aux professionnels de santé et non au public. Elle permet de détecter un cas suspect de maladie si un patient se présente et répond à un certain nombre de critères. Ces critères sont regroupés et classés pour que la suspicion de maladie se fasse de la même manière par tous les professionnels de santé au niveau du territoire national. Cette technique permet d’unifier les critères de suspicion de la maladie".

"Au départ, la définitio prenait en compte la provenance de Chine. Le virus s'est ensuite propagé dans d’autres pays, tels que la Corée du Sud, l’Iran et l’Italie. Il a donc fallu changer la première définition, pour inclure la provenance de ces trois pays. A présent, le virus s'est propagé dans certains départements de France, d’Allemagne, d’Espagne, du Royaume-Uni et de Suisse. La nouvelle définition prend donc en compte ce critère. Les voyageurs contrôlés sont donc ceux qui arrivent des pays enregistrant une transmission communautaire ou locale du virus", ajoute le directeur de l'épidémiologie. 

"La redéfinition du cas d'infection est prévue dans notre plan national de veille et riposte à l'infection au Covid-19, et préconisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ainsi que l’ensemble des pays, pour leurs professionnels de santé".

"En termes de gestion de la situation, l'élargissement de la définition de cas suspects d'infection nous fait plus de cas suspects à investiguer et à analyser en laboratoire", conclut M. Lyoubi.

Signalement d'un cas

Selon le document du ministère, "le médecin doit signaler tout cas possible à l’unité de veille, de sécurité sanitaire et de santé-environnement de la délégation provinciale de la santé, qui procède à la notification du cas au service de santé publique de la direction régionale de la santé".

Le signalement par les médecins peut se faire via le numéro économique Allo-veille. La vérification de la définition de cas, y compris les zones géographiques de transmission locale du virus, doit se faire avec la personne de garde au niveau du CNOUSP (Centre national d'opérations d'urgence en santé publique). 

Une fois le cas est validé définitivement comme cas possible, l'investigation épidémiologique et virologique doit être déclenchée. 

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